Recommander

non à la tva ogm bolkestein turquie dans l'europe

Jeudi 13 octobre 2005


Le Parisien, 13.10.2005



Philippe de Villiers en a-t-il un peu trop fait ? Le discours du président du Mouvement pour la France (MPF) s'était considérablement musclé ces dernières semaines, au point de ressembler à s'y méprendre à celui de Jean-Marie Le Pen. Même si la stratégie de concurrence du FN est toujours à l'ordre du jour, l'état-major du MPFa décidé de mettre provisoirement un peu d'eau dans son vin. Et de se doter de garde-fous pour éviter l'arrivée encombrante de sympathisants issus de l'ultra droite.

Le parti villiériste, qui s'est lancé dans une campagne de recrutement active (15 000 militants revendiqués contre 7 000 l'année dernière), vient ainsi d'adopter une "charte éthique", qui devra désormais être signée par tout nouvel adhérent : "Notre filiation intellectuelle, c'est l'esprit de la Résistance français qui n'a cessé d'animer, au fil des siècles, tous les combats contre les poisons idéologiques de la haine, de l'abaissement et du déshonneur", indique la charte, qui inscrit l'action du MPF "loin de toute xénophobie". Le texte dénonce certes le "communautarisme" et le "mondialisme", deux idéologies qui, selon le MPF, "gangrènent la vie politique", mais il prend ses distances avec le FN : "Le MPF refuse l'idéalisme ou le romantisme de ceux qui défendent des convictions en fuyant l'action, colportant ainsi, par leur attitude, les germes de l'aigreur, de l'amertume et du désespoir".

Parallèlement, Guillaume Peltier, secrétaire général du MPF, a envoyé une fin de non-recevoir aux offres de service déguisées du groupuscule d'extrême droite les Identitaires. Ce mouvement, coanimé par Guillaume Luyt et Fabrice Robert (les deux ex-dirigeants d'Unité radicale), s'était récemment félicité de l'inflexion idéologique de Villiers, notamment sur la question de l'immigration. "Il est hors de question d'accueillir chez nous les Identitaires", assure Peltier, qui préfère désormais insister sur les ralliements de militants et de cadres venus de l'UMP. Le cas de Jacques Bompard (maire ex-FN d'Orange) est lui aussi renvoyé à plus tard. Villiers, qui a mis en place un groupe d'experts pour plancher sur une ébauche de programme présidentiel, poursuit la restructuration de son appareil politique. Il lancera le 10 décembre un mouvement de jeunes et souhaite établir des liens "plus étroits" avec le monde syndical et associatif.



 


Trois questions à Philippe de Villiers, président du MPF

Interview parue dans Le Point, 13.10.2005



Le Point.- Jean-Marie Le Pen vous surnomme "Duplicator" et "Contrefacteur" en clin d'oeil à Besancenot. Pourquoi dit-il que vous l'imitez ?
Philippe de Villiers.- Peut-être parce qu'il panique un peu... En tout cas, quand on cède à la tentation de ne parler que de son voisin, on risque de tomber sous hypnose comme dans la fable de La Fontaine "Le renard et les poulets d'Inde". A force d'observer le renard qui les guette, les dindons réfugiés sur un arbre finissent éblouis et tombent.

Le Point.- Vous êtes donc le renard de M. Le Pen ?
Philippe de Villiers.- Je n'ai pas cette impression, mais si j'occupe à ce point ses fantasmes, c'est que je suis très présent sur des problèmes qui préoccupent les Français. Je brise le politiquement correct et je parle comme ils m'ont parlé pendant la campagne référendaire. Je ne fais pas du Le Pen en moins bien, je fais du Villiers en mieux, et ça marche pas mal.

Le Point.- On vous accuse aussi de déposséder Marine Le Pen de son héritage avant même qu'elle hérite...
Philippe de Villiers.- Les seuls dépossédés, ce sont les Français qui souffrent dans les territoires perdus de la République. Ceux qui, sans emploi, sans logement, vivent au contact de la poudre, de la peur et de la haine. Je suis trop préoccupé par cette souffrance pour me préoccuper du milieu politique. Je ne m'intéresse ni à la Marine ni d'ailleurs à la Royal.

Le MPF de Philippe de Villiers tisse un réseau chez les policiers


LE MONDE   5 octobre 2005




Le mouvement pour la France (MPF) recrute chez les policiers. Pierre Deplanque, président d'un syndicat de police corse créé en juillet 2006, Azzione pulizza Corsu, a adhéré, le 27 septembre, au MPF et a été nommé immédiatement président de la fédération MPF de la Corse. Il rejoint, au sein du parti de Philippe de Villiers, Michel Thooris, secrétaire général d'un autre jeune syndicat de police, Action Police-CFTC, derrière lequel il devrait se présenter aux élections professionnelles de 2006.
Pierre Deplanque n'est pas un inconnu au sein de l'extrême droite. Il avait fait partie de la tentative du Front national (FN) de s'implanter dans la police en montant un syndicat maison, le Front national-Police en novembre 1995. Ce dernier avait obtenu 7,4 % des voix aux élections professionnelles de décembre 1995. Assigné en justice en juin 1996 par les syndicats de policiers FASP et SNPT, ainsi que par la CGT et la CFDT, qui contestaient sa qualité de syndicat professionnel, le FN-Police avait été interdit en mars 1997.
M. Deplanque était apparu sur le devant de la scène en mai 1996. Il avait alors mis sur pied un Front fédéral des policiers, destiné à prendre la relève du FN-Police, et qui n'a jamais pris. Plus tard, M. Deplanque a rejoint le Syndicat général de la police, dont il fut limogé fin 2004. Le SGP lui reprochait son engagement auprès du Mouvement national républicain de Bruno Mégret, dont il était le responsable régional pour la Corse.

"HASARD"

Sur le plan politique, Pierre Deplanque a pratiqué une certaine errance. En 1995, il a été élu conseiller municipal de Pierrefitte (Seine-Saint-Denis) sur une liste RPR. Il a adhéré au FN en 1996 et l'a quitté pour le RPF créé par Charles Pasqua et Philippe de Villiers en 1999. On le retrouve en 2003 au MNR et à présent au MPF. "J'ai décidé de rejoindre M. de Villiers car il peut rassembler la droite traditionnelle et la droite nationale au-delà des appareils politiques, alors que Bruno Mégret est plutôt droite nationale et extrême droite" , explique M. Deplanque.
"Maintenant que M. Deplanque a rompu avec Bruno Mégret et qu'il a adhéré au MPF, nous po uvons envisager un rapprochement" , déclare le secrétaire général d'Action Police-CFTC. "Nous étudions la possibilité soit de fusionner soit de faire liste commune aux élections professionnelles de 2006" précise-t-il. M. Thooris, qui était au syndicat national des policiers en tenue avant de passer à la CFTC en 2005 avec, affirme-t-il, "700 adhérents de la région parisienne" , fait aujourd'hui fonction de conseiller au MPF "pour les questions de sécurité" . Il animait une table ronde à l'université d'été du parti, en septembre à Grasse. Jean-Christophe Carne, président d'Action police, était également présent.

Michel Thooris et Pierre Delanque ont déjà participé à des actions communes. Ils ont ainsi porté plainte, en août, au nom de leurs syndicats, contre le rappeur Monsieur R. qu'ils accusent d'incitation à la haine pour son album Politikment incorrekt et plus précisément sa chanson FranSSe .
Interrogé sur ce réseau MPF au sein de la police, Guillaume Peltier, secrétaire général du parti, parle, lui, de "hasard" .

Christiane Chombeau






Villiers- Sarkozy : faux complices, vrais ennemis
Les deux hommes se trouvent désormais concurrents pour 2007.



 

Libération  Mercredi 05 octobre 2005




Ils ont communié ensemble le temps d'une grand-messe. C'était en novembre 2004, à l'occasion du sacre de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP. Pour son congrès d'intronisation à la tête du grand parti de la majorité, ce dernier avait insisté pour afficher, à ses côtés, les chefs des "formations alliées" de l'UMP. L'UDF de François Bayrou n'était pas venue mais le président du MPF, Philippe de Villiers, était bien présent. Ce jour-là, il a eu droit à bien des égards. "En lui faisant les yeux doux, Nicolas pensait enrôler Villiers sous sa bannière et lui laisser le soin d'amener une partie de la droite vers l'UMP. C'était faire preuve de beaucoup de naïveté", assure aujourd'hui un proche de Sarkozy. "La parole de Villiers ne vaut rien, sa signature encore moins", tonne un ancien élu vendéen. Le député européen, qui affirmait à l'époque qu'il ne se tromperait pas d'adversaire entre la droite et la gauche, ne pensait déjà qu'au référendum sur l'Europe et à son opposition frontale avec l'UMP sur la Constitution. Avec une idée : se poser en chef de file du non pour pouvoir ensuite tailler des croupières à l'extrême droite et peser d'un tout autre poids face à l'UMP.
Sarkozy connaît assez mal Villiers. Mais ils sont nombreux à l'UMP à l'avoir pratiqué ou à avoir pactisé localement avec lui. C'est le cas des anciens libéraux, un courant auquel Villiers a appartenu, ou du conseiller politique de Sarkozy, François Fillon, qui a dirigé la région Pays de la Loire main dans la main avec les villiéristes. Ils sont aussi au Parlement européen, tel Brice Hortefeux, le principal lieutenant de Sarkozy, à copiner avec Villiers. Selon un de ses fidèles, le patron de l'UMP apprécie la "ténacité et la fidélité de Villiers dans ses idées". Il aime aussi l'antichiraquisme de celui qui avait traité le chef de l'Etat de "premier délinquant de France".
Mais ce qui les oppose est autrement plus important. Sarkozy incarne tout ce que Villiers exècre : le communautarisme, l'atlantisme, une certaine modernité sur les questions de société, une europhilie assumée même si tous deux sont hostiles à l'entrée de la Turquie dans l'UE.
La campagne référendaire va exacerber tous ces différends. Pour se rehausser dès le départ, Villiers se désigne ses adversaires : les deux chefs du oui, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Les coups pleuvent. Lors d'un meeting à Nantes, en avril, le patron de l'UMP raille le "vicomte qui a toujours été contre l'Europe" et parle de "ses alliés Fabius, Le Pen, Besancenot, Buffet...". Villiers répond du tac au tac et fait de Sarkozy sa cible numéro 1 en dénonçant "l'islamisation de la France" via des structures comme le Conseil français du culte musulman, mis en place par le ministre de l'Intérieur.
Rivalité. La victoire du non le 29 mai consacre la rupture. Sarkozy veut oublier Villiers pour ne pas le valoriser. Mais le Vendéen s'accroche et concentre le tir sur son rival pour la présidentielle de 2007. Pour séduire l'extrême droite, il dénonce "le mondialisme de l'UMP", "la politique spectacle du gouvernement Villepin-Sarkozy" à propos de l'évacuation des squats et souligne que jamais "les régularisations d'immigrés n'avaient été aussi importantes que sous Sarkozy".
Le président de l'UMP s'inquiète : "Pourquoi Villiers est-il si agressif à mon égard ?" demande-t-il à Brice Hortefeux. "Sarkozy pense qu'il peut y arriver tout seul et me méprise", tranche le vicomte. Faux complices voilà un an, les deux hommes sont aujourd'hui de vrais concurrents.

Christophe FORCARI et Claude GUIBAL

"Une erreur colossale"

Interview de Philippe de Villiers parue dans Le Parisien le 3 octobre 2005

 




Le Parisien.- Pour quelles raisons, selon vous, ne faut-il pas ouvrir les négociations d'adhésion avec la Turquie ?
Philippe de Villiers.- Car ce pays n'est européen ni par sa géographie, ni par son histoire, ni par sa culture. Le fossé entre la Turquie et nous est immense. Des exemples ? Là-bas, 70 % des femmes sont voilées, l'économie souterraine représente 50 % du PIB total. Si la Turquie entre dans l'Europe, on assistera à un formidable chassé-croisé. Ce pays attirera nos usines à cause du différentiel du coût de la main-d'oeuvre. Et le différentiel de niveau de vie préparera la grande transhumance des Turcs vers l'éden européen.

Le Parisien.- N'a-t-on pas beaucoup trop promis aux Turcs depuis 1963 ?
Philippe de Villiers.- Tous les partis au pouvoir depuis quarante ans, à gauche comme à droite, sont coupables. Ouvrir les négociations avec la Turquie est une erreur colossale. Le processus sera ensuite très difficile à inverser. Il faut fermer la porte aux Turcs maintenant et arrêter de leur faire croire n'importe quoi.

Le Parisien.- Les Français seront consultés par référendum si les négociations d'adhésion aboutissent...
Philippe de Villiers.- Le peuple s'est déjà exprimé le 29 mai. Il a dit non à la Constitution européenne et non à la Turquie. C'est une forfaiture de la part de Jacques Chirac et de ceux qui le soutiennent de ne pas tenir compte du verdict des urnes. Quant aux enquêtes d'opinion, elles parlent d'elles-mêmes : 70 % des Français sont contre l'intégration de la Turquie.

Le Parisien.- La question turque fera-t-elle partie du débat présidentiel en 2007 ?
Philippe de Villiers.- Oui. Ce sera même un des éléments phares de la campagne. Le président élu dans deux ans devra stopper immédiatement les négociations et faire comprendre aux autres pays membres que si la Turquie adhère, alors, c'est la France qui quittera l'Union européenne.


Propos recueillis par Frédéric Gerschel

 



Le Nouvel Observateur    1er octobre 2005

Portrait : Guillaume Peltier, secrétaire général du MPF

Ancien leader des jeunes du FN, Guillaume Peltier est l¹incarnation de la stratégie villiériste : occuper le terrain de l¹extrême-droite au moment où Le Pen entame son déclin

Le 12 juillet 1998, Guillaume Peltier a défendu la France. C¹était la finale de la Coupe du Monde de Football et le jeune homme voulait chanter " allez les Bleus " devant sa télévision, malgré ses petits camarades du FN, enragés contre l¹équipe black-blanc-beur. Au château de Neuvy-sur-Barangeon, l¹université d¹été du Front national de la Jeunesse a failli tourner au vinaigre. Finalement, les supporters ont vaincu les défenseurs de la race. Peltier a vu son match. Et a même été désigné " major " de la promotion : le meilleur élève du stage d¹été des bébés-Le Pen ! Voilà donc le combat fondateur du bras droit de Philippe de Villiers. Guillaume Peltier, secrétaire général du Mouvement pour la France, était il y a sept ans le plus bel espoir du Front national.
De Le Pen à Villiers, la trajectoire limpide d¹un jeune nationaliste ? Le raccourci en dit trop ou pas assez. On peut prendre Peltier comme l¹incarnation de la stratégie villiériste : occuper le terrain du FN au moment où Le Pen entame son déclin. Mais aussi comme le représentant d¹une génération biberonnée au souverainisme, cette utopie tricolore qu¹on retrouve du FN au chevènementisme.
Peltier est un hybride. Il parle parfois comme Chevènement, ou comme un vieux gaulliste. Il pourfend le " mondialisme " ­ terme en vogue au Front depuis plusieurs années ­ mais avec des accents à la Max Gallo : " L¹idéologie des élites qui considèrent que les nations sont mortes, l¹idéologie du renoncement et de la passivité. " Ensuite, il change de registre, emprunte au bric-à-brac poétique de son chef, imagine un " label France " qui encou-ragerait les consommateurs à acheter national ­ " de la consommation civique, je suis sûr que les centres Leclerc nous appuieraient ! ". Puis il embraie sur l¹immigration, qu¹il faut circonscrire, et les délinquants d¹origine étrangère, qu¹on chassera de la nationalité française. Le voilà soudain dans la partition classique de l¹extrême-droite. Comme si rien n¹avait changé.

Peltier ne fait pas repentance. Son lepénisme fut un malentendu patriotique, dit-il. Une quête de la France, mal engagée, qu¹il a poursuivie ailleurs. Le Pen parlait bien, ravissait les esprits. Peltier avait 20 ans, c¹était un littéraire.

En 1998, Samuel Maréchal, gendre de Le Pen, le bombardait à l¹état-major du FNJ. " Quelques mois plus tard, je suis parti. Je ne croyais plus en Le Pen. Il avait fait capoter l¹alliance avec la droite aux régionales. Il était jaloux des maires du FN. Il dérapait sciemment, comme dans l¹affaire du détail, pour s¹interdire d¹aller au pouvoir. La scission avec Mégret s¹annonçait. J¹en avais assez. " Avant Le Pen, lycéen des bons quartiers, Peltier avait monté des opérations " bistros du c¦ur " avec des copains. Après Le Pen, il devient prof. Il offre ses services à des divers droite en province. Puis rencontre Villiers au hasard d¹un dîner, et se choisit un nouveau grand homme. " J¹avais aimé sa campagne de rupture aux européennes de 1994. Je voulais savoir s¹il serait capable de recommencer. " Villiers, alors, est au fond du trou, esseulé après sa rupture avec Pasqua. Peltier le requinque. Lui monte un réseau jeune. Promet au Vendéen de lui bâtir un " appareil ", une force, " ce qu¹il faut pour prendre le pouvoir ". Villiers joue le jeu. La suite est affaire de kairos, d¹opportunité. Villiers saisit la sienne lors de la campagne référendaire. Un meeting au Palais des Sports marque la naissance du villiérisme populaire ­" c¹était le métro à 6 heures du soir ". Peltier, depuis, vit son épopée. Il s¹astreint à l¹efficacité. Il a appris au FN le b.a.-ba du métier. Il a recruté un ancien graphiste proche de Mégret qui reprend pour les tracts la typo agressive et les couleurs criardes du lepénisme des années 1990. Il étudie les nouveaux adhérents du Mouvement : " La moitié ont déjà milité ailleurs, à peu près également entre RPR-UMP et FN. " Mixité parfaite pour un projet déjà vu. " Philippe va être social et national à la fois ", affirme Peltier. Mettre de l¹identitaire dans les souffrances sociales. C¹était la recette de Le Pen, au temps de sa gloire. Le Vendéen caustique remplace le Breton tonitruant. Cette fois, Guillaume Peltier ne sera pas déçu.
Claude Askolovitch


Le Nouvel Observateur    1er octobre 2005



Quand Villiers veut dépouiller Marine

Pauvre Marine Le Pen, peut-être dépouillée avant même d¹avoir hérité ! Le " vautour " Philippe de Villiers attaque le château, et elle demeure impuissante. Son père veut mener son dernier combat. Les barons ­ Gollnisch, Lang ­ sont passifs. " Au fond, la ligne national-catholique de Villiers leur ressemble trop ", soupire-t-elle. Marine ne l¹admettra pas, pour ne pas donner crédit à l¹adversaire, mais le projet villiériste recoupe aussi le sien : transformer la révolte frontiste en une alternative politique.
Marine Le Pen appelait le FN à se doter d¹une " culture de gouvernement ". Villiers excipe de son parcours d¹homme responsable, entre Puy-du-Fou et conseil général de Vendée, pour garantir à ses partisans que leur combat ne sera pas vain. Dans les deux cas, il s¹agit bien d¹intégrer le nationalisme dans le champ politique. Villiers comme Marine Le Pen poussent en ce moment les feux contre la Fondation de l¹Islam de France, voulue par le gouvernement pour financer les mosquées. L¹Etat abdique devant le communautarisme islamique, expliquent-ils, chacun de son côté. Parallèle de circonstance ? Villiers, lors de son université d¹été, a fait sursauter, en proclamant la France " menacée d¹islamisation " ! Depuis, il explique. Se pose en défenseur de la légalité républicaine contre les atteintes à la laïcité. " Je ne serai pas diabolisé, assure-t-il. A la limite, je dois plutôt redouter d¹être trop sage. Le moment est venu de parler cru. " Villiers est persuadé que le référendum européen a consacré la révolte des électeurs contre les politiques. La colère est à prendre. Le Pen est vieux. Aura-t-il même ses parrainages présidentiels ? Le moment est favorable. Et il faut prendre des risques pour accréditer un profil rebelle.

Logiquement, Villiers devrait attirer des déçus du FN. Le tout est de ne pas s¹enfermer, de ne pas contracter la peste. Il a repoussé les avances de Jean-Yves Le Gallou, ancien bras droit de Mégret ­ mais aussi protecteur des négationnistes. En revanche, les catholiques traditionalistes sont mieux traités. Aujourd¹hui, il trouve bien sympathique l¹ex-député européen Bernard Antony. Et Guillaume Peltier lui assure que Jacques Bompard, le maire d¹Orange, est fréquentable. Ce flirt nourrit l¹ironie des Le Pen, qui renvoient le Vendéen aux sorties de messe BCBG. " C¹est une perception de Villiers qui date, constate le directeur de l¹institut Ipsos, Pierre GiacomettiŠ Sa position centrale dans le non au référendum européen lui a profité. Aujourd¹hui, il a plus d¹opinions favorables chez les ouvriers que Le Pen, et même que François Hollande. " Villiers et le peuple ? C¹était donc une révolution.

Claude Askolovitch














 

 

 

Par anouche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 20 octobre 2005
Philippe de Villiers détaille ses mesures sur l¹immigration
Paris Match le 20 octobre 2005


Candidat en 2007, il veut "rétablir les contrôles aux frontières, supprimer les soins gratuits aux illégaux, abroger le regroupement familial"

Paris-Match.- Vous qui êtes candidat à la présidentielle de 2007, quel est votre programme sur l'immigration ?
Philippe de Villiers.- Je propose que l'on mette en place une grande politique française qui traite le problème en amont et en aval. En amont : il s'agit de tarir la source des migrations par un plan de sauvetage et de co- développement avec l'Afrique, à l'image de la coopération Vendée-Bénin qui donne des résultats exceptionnels. Nous avons financé une multitude de projets d'écoles professionnelles dans les secteurs de l'agriculture, de la mécanique et des services. Je propose le système suivant : un pays africain parrainé par un département français. En aval, il faut stopper l'immigration en coupant les 5 pompes aspirantes. Première pompe : les frontières passoires. Il faut braver Bruxelles, rétablir tous les contrôles fixes et créer une garde national qui empêchera les sans-papiers de pénétrer sur notre territoire.
Deuxième pompe, la nationalité automatique. On ne deviendrait français qu'à la suite d'un serment solennel devant le drapeau tricolore.

Paris-Match.- Et la troisième pompe aspirante ?
Philippe de Villiers.- Ce sont les privilèges exorbitants des migrants illégaux qui ont droit à l'inscription automatique de leurs enfants à l'école et aux soins gratuits sans ticket modérateur. Je propose qu'on supprime tous ces droits aux illégaux sauf un seul, le billet de retour ! Quatrième pompe aspirante, le regroupement familial. Sur les 217 000 migrants réguliers en 2003, 100 000 sont entrés sur la base d'un motif familial. Il faut mettre fin à la fraude au mariage et abroger le droit systématique d'un étranger résidant en France, souvent polygame, à faire venir sa famille. Enfin, dernière pompe aspirante, le système d'asile. Dans 80 % des cas, les 80 000 demandeurs d'asile ne font en réalité l'objet d'aucune persécution dans leur pays et restent en France après avoir été déboutés. Ils doivent être immédiatement expulsés.

Paris-Match.- Avec son nouveau projet de loi, Nicolas Sarkozy ne compte-t-il pas mieux contrôler l'immigration ?
Philippe de Villiers.- Il veut ajouter, avec ses quotas d'immigration, une immigration du travail à l'immigration familiale, dans un pays qui a 2,5 millions de chômeurs. Il n'a rien fait pour arrêter les flux ni pour interdire la polygamie, la fraude au mariage. Pis, il refuse d'appliquer la loi de finances de 2003, qui prévoit un ticket modérateur pour les 200 000 immigrés illégaux bénéficiaires de soins gratuits. Il a aboli la double peine pour les citoyens criminels et il veut instaurer la discrimination positive, qui est une sorte de préférence étrangère.

Paris-Match.- Selon vous, quelle place sera accordée au débat sur l'immigration pendant la campagne présidentielle ?
Philippe de Villiers.- Une place centrale. Je pense que la désintégration de la France sous les coups du mondialisme et du communautarisme angoisse les Français : allons-nous disparaître ? Que faire de la France ? Et que faire avec l'Europe ? L'Europe turque ? Comment endiguer l'islamisation progressive de la société française ?


Par anouche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 24 octobre 2005
Article paru dans le Monde du 23 octobre 2005

Le Mouvement pour la France (MPF) cherche à recruter de jeunes militants

Le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers cherche à
enrôler de jeunes militants. Pour ce faire, Guillaume Peltier, secrétaire
général du parti, a lancé un marathon des "cafés politiques" à travers
la France. A l'image de celui organisé, mardi 18 octobre au soir, dans le
quartier de l'Odéon à Paris, en présence de 58 sympathisants des Jeunes
pour la France (JPF).
"Les jeunes nous ont spontanément rejoints lors du meeting du 21 mai 2005
sur le non à la Constitution européenne. C'est seulement alors que nous
avons pensé créer une structure départementale pour les encadrer,
explique M. Peltier. Philippe de Villiers n'aurait pas pris conscience de
la nécessité d'un appareil militant sans ce déclic. Avant, leMPF se
vivait plus comme une association. "
Tout reste donc à construire. L'équipe du siège national des JPF se
compose aujourd'hui de sept ou huit permanents bénévoles. Des jeunes
"passionnés" , selon le secrétaire général, mais aussi discrets. Tel
Nicolas, responsable de la fédération des jeunes de Paris, étudiant en
master de communication, qui reste sur la réserve en public. Et tient à
garder l'anonymat, comme beaucoup de sympathisants présents. "C'est censé
être confidentiel" , insiste Eric J., 28 ans, qui travaille dans la
finance.
Le secrétaire général du MPF n'hésite pas à promettre des postes de
cadres ou d'élus locaux à ses jeunes interlocuteurs. L'objectif est fixé
à 577 candidats au 30 juin 2006, soit un candidat par circonscription aux
législatives. A terme, le MPF espère peser sur toutes les élections.
Dès 2008, le parti entend présenter 1 000 élus jeunes aux cantonales et
municipales. Pour les y préparer, un cycle de formation à l'action
politique leur sera proposé dans les départements en 2006.
Des villiéristes éprouvés, comme Véronique Besse, députée de Vendée,
y exposeront leur expérience. Organisation des campagnes, présentation
des idées et des stratégies politiques devraient être au coeur de ces
"semaines intenses" d'enseignement. La première université des cadres
devrait se tenir à l'été 2006.
Le MPF, qui veut ratisser large, compte aussi sur le soutien de simples
sympathisants. Pour l'obtenir, le secrétaire général rappelle quelques
nécessités. D'abord, dit-il, "il faut devenir hyperopérationnel sur le
net. Or, pour l'instant, notre site est minable ! " Un webmaster travaille
sur une nouvelle page. Un tract est diffusé, toutes les semaines, via ce
support. Un militant plus débrouillard interrompt M. Peltier : "Vous voyez
ce billet de banque ? Il y a la Turquie dessus. La Turquie sur la monnaie
européenne... Eh bien, je prends un stylo et je la barre. Ensuite je paie
avec et je laisse le billet circuler partout. Voilà un tract gratuit,
simple à faire, et efficace."
UNE "PME" FACE À L'UMP
M. Peltier invite les sympathisants à suivre cet exemple et à créer leur
blog sous l'étiquette du MPF. "L'accréditation vous sera donnée dans la
journée. Le lendemain au plus tard" , dit-il. Les interrogations fusent :
" Peut-on se servir d'un sujet local, comme une fermeture d'entreprise,
pour faire connaître le MPF ?" , "Doit-on obligatoirement informer le
mouvement de la création d'un blog ?" , "Y a-t-il une limite d'âge pour
faire parti des JPF ?"
Le dirigeant villiériste veut aussi mobiliser des réseaux associatifs,
culturels, syndicaux. Avec un budget fixé à 3 millions d'euros, la tâche
n'est pas gagnée d'avance. Mais le porte-parole de campagne de M. de
Villiers se dit "très optimiste" : "Nous apparaissons comme une PME face
à l'UMP, véritable administration d'Etat. Mais les PME peuvent
surprendre" , ajoute-t-il.
Par anouche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 24 octobre 2005
M. Bompard, maire d'Orange, choisit Philippe de Villiers pour 2007
Le Monde 22 octobre 2005

On s'attendait à un mariage en grande pompe. Ce sera finalement des fiançailles. A l'adhésion au Mouvement pour la France, Jacques Bompard, le maire d'Orange, qui a quitté en septembre le Front national, préfère un soutien à la candidature de Philippe de Villiers à l'élection présidentielle. "Ensuite on verra. A chaque jour suffit sa peine" , explique M. Bompard.
Les deux hommes devraient mettre au point la manière dont ce soutien se manifestera lors d'une rencontre qui, selon le président du MPF, pourrait avoir lieu "dans une dizaine de jours" . "Je vais lui offrir de rejoindre la coordination nationale de terrain que je vais mettre en place pour accueillir ceux qui soutiennent ma candidature et lui proposer de mener avec moi des actions sur l'immense problème de l'immigration et autour des délocalisations" , explique M. de Villiers.
Les travaux d'approche ont commencé il y a trois mois. En août, lemaire d'Orange, suspendu du bureau politique du FN, avait envoyé une lettre à M. de Villiers pour le féliciter de sa campagne référendaire et des propos qu'il avait prononcés sur TF1 le 16 juillet. Ce jour-là, le président du MPF avait lancé : "Nous savons que la troisième guerre mondiale est déclarée (...). Nous ne pouvons pas continuer à assister impuissants à l'islamisation (...) de la société française." Une déclaration qui lui vaut d'être poursuivi pour incitation à la haine raciale.
N'ignorant rien du fort contentieux opposant M. Bompard au président du FN, M. de Villiers n'a pas perdu de temps. Il a envoyé, fin août, Guillaume Peltier, secrétaire général du MPF, à Orange prendre contact avec le maire. Histoire de préparer le terrain au cas où celui-ci aurait l'intention de quitter le FN. Et, deux jours avant la réunion du bureau exécutif (BE) du FN statuant sur le sort de M. Bompard, il a déclaré être "prêt à accueillir les cadres du Front national en opposition à Jean-Marie Le Pen" (Le Monde du 7 septembre). En fait, M. Bompard n'a pas pris la peine de se présenter devant le BE et dès que son exclusion du bureau politique a été prononcée, le 9 septembre, il a annoncé son départ du Front. Une dernière rencontre a eu lieu début octobre avec M. Peltier. Il a été beaucoup question de la présidentielle...
"Je me bats pour des idées. Même si j'ai l'intention de continuer à mener un combat local avec L'Esprit public, le cercle de réflexion que j'ai créé, je n'ai pas abandonné le combat national. Si j'envisage de donner mon parrainage à Philippe de Villiers, c'est parce que c'est le seul que je puisse soutenir. Il me semble qu'il est plutôt mieux que les autres" , explique M. Bompard.
Dans l'entourage de M. de Villiers, on ne cache pas l'importance de ce ralliement. Le maire d'Orange est aussi conseiller général du Vaucluse. Son épouse, Marie-Claude, est à la fois conseillère générale du Vaucluse et conseillère de la région PACA. M. de Villiers mise également sur les réseaux que le maire d'Orange entretient avec son association L'Esprit public. En mettant toutefois des limites. "Il n'est pas question que l'on accueille individuellement ou collectivement des gens venant des Identitaires. Des patriotes, oui, des xénophobes, jamais" , souligne M. de Villiers, faisant référence au groupuscule d'extrême droite dont les représentants interviennent lors des réunions de L'Esprit public.

Christiane Chombeau
Par anouche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 13 décembre 2005
Le MPF se sent le vent en poupe
Le mouvement de Philippe de Villiers affirme compter plus de 16 000
adhérents, contre 7 000 l'an dernier.
[10 décembre 2005 : Le Figaro ]
PHILIPPE DE VILLIERS réunit ce matin, à l'Assemblée nationale, le
conseil
national des «jeunes pour la France» afin de préparer les élections
présidentielle et législatives de 2007. Trois cents délégués, venus de
toute
la France, se verront proposer un «pacte d'avenir», selon la formule de
Guillaume Peltier, le secrétaire général du MPF. «Nous allons leur
offrir un
pacte de formation, avec un café politique par mois et par région, et un
pacte d'engagement et d'enracinement», explique le porte-parole de la
campagne présidentielle de Villiers.
O«dont 150 seront réservées à des candidats jeunes», «mille
investitures aux
élections municipales de 2008». «en ordre de marche»,
Les violences dans les banlieues ont entraîné, début novembre, un afflux
d'adhésions au MPF, que Philippe de Villiers veut faire fructifier. Son
mouvement est passé, selon les chiffres fournis par Guillaume Peltier, de
7
200 adhérents en 2004 à 16 300 en 2005, «dont 3 200 ont pris leur carte
au
MPF durant les trois semaines de violences urbaines». Dans cette période,
le
MPF a reçu «plus de 10 000 mails».
Pour analyser le profil de ses nouveaux adhérents, le MPF a fait réaliser
par l'Ifop deux vagues d'enquêtes téléphoniques, qui ont été
réalisées sur
la période janvier-mars 2005, puis septembre-octobre 2005 (lire encadré).
«On constate que les nouveaux adhérents du MPF sont plus jeunes, plus
populaires et plus féminins», note Jérôme Fourquet, directeur d'études
à
l'Ifop. L'étude montre aussi qu'«un tiers des nouveaux sympathisants du
MPF
ont voté pour Mégret ou Le Pen à la présidentielle».
Le MPF organisera aussi, en 2006, la première université d'été des
cadres du
parti, qui se déroulera sur une semaine entière.Le MPF, qui a 95
fédérations
départementales précise Peltier, qui s'engage aussi à accorder utre la
présidentielle, le MPF a l'intention de présenter en 2007 ses propres
candidats dans les 577 circonscriptions législatives, «Le même fond de
message que Le Pen, mais sans excès»
Bernard, mécanicien automobile à Angers, un ancien adhérent du FN
«jusqu'en
2002», regrette que son vote en faveur de Jean-Marie Le Pen le 21 avril
2002
«n'ait servi à rien». «Le Pen a tenu des propos antisémites qui m'ont
choqué, et Villiers m'a séduit car il est plus posé. Il a le même fond
de
message que Le Pen, mais sans excès», ajoute Bernard, qui se félicite
que
«Villiers veuille accéder au pouvoir, alors que Le Pen n'a jamais voulu
le
pouvoir». Guillaume, cadre à Toulon, est toujours adhérent du FN, mais
«les
affaires internes au FN m'agacent profondément», écrit-il par courriel.
«Je
voudrais pouvoir faire confiance à un homme qui développe de bonnes
idées et
qui a vraiment envie de prendre le pouvoir.»
D'autres nouveaux adhérents du MPF sont des «déçus de l'UMP et de
Nicolas
Sarkozy». Aurélie, étudiante à Verdun, s'exclame : «Quelle idée de
vouloir
accorder le droit de vote aux étrangers !» Clémence, en licence de
lettres
modernes à Paris, «a adhéré à l'UMP en 2002 à cause de Sarko. J'avais
l'impression qu'il était le seul à vouloir briser les tabous. Mais j'ai
l'impression que Sarko fait du marketing politique, un coup à gauche, un
coup à droite. Villiers me paraît plus sincère.» Fabrice, consultant en
organisation, n'avait jamais adhéré à un parti avant le MPF. Pourquoi
a-t-il
choisi Villiers ? «Parce qu'il se situe entre le FN, auquel je ne peux pas
adhérer, et la majorité qui m'a déçu.»
Beaucoup de nouveaux adhérents ont été séduits par la campagne
référendaire
de Villiers et son slogan : «La France, tu l'aimes ou tu la quittes».
Jean-François, imprimeur, ancien militant communiste, a adhéré au MPF
parce
que Villiers «est direct et sans détour, à contre-courant». Mylène,
sans
profession, a ce cri du coeur : «Quand la France est en péril, surtout
menacée par l'immigration, il faut adhérer au MPF !»
Parmi les nouveaux adhérents du MPF, on compte davantage de jeunes, de
femmes et d'ouvriers
[10 décembre 2005 Le Figaro ]
L'enquête de l'Ifop, réalisée par le biais de 4 226 questionnaires et
d'entretiens téléphoniques, distingue les anciens et les nouveaux
adhérents
du MPF. Elle montre que le profil des nouveaux adhérents villiéristes a
évolué en quelques mois. Ils sont plus jeunes : 25% ont moins de 34 ans
(contre 9% chez les anciens adhérents d'avant 2005), et 52% ont entre 35
et
49 ans (contre 38% avant). Parmi eux, il y a 16% d'ouvriers (contre 3%
avant) et 16% d'employés (contre 6% avant). Le MPF s'est popularisé, mais
aussi féminisé, avec 41% de femmes (contre 31% avant). Autre enseignement
de
cette enquête : Villiers mord de plus en plus sur l'électorat du FN, et
il
attire aussi les abstentionnistes. Ainsi, 31,5% des sympathisants du
mouvement de Philippe de Villiers, principalement des ouvriers, des
employés
et des chômeurs, disent qu'ils n'ont pas du tout voté en 2002.
Villiers accueille ceux qui veulent "donner de l'espoir" aux Français
PARIS, 10 déc 2005 (AFP) - Le président du Mouvement pour la France
(MPF),
Philippe de Villiers, a déclaré samedi qu'il voulait accueillir "tous
ceux
qui veulent se battre pour donner de l'espoir" aux Français, quelle que
soit
leur sympathie politique d'origine.
"J'accueille tous ceux qui veulent se battre pour donner de l'espoir à
tous
les Français qui souffrent et qui vivent tous les jours au contact de la
peur, de la poudre et de la haine", a-t-il déclaré sur France Inter, à
l'occasion de la réunion au Palais-Bourbon de 400 jeunes de son parti.
Parmi les jeunes MPF venus à Paris, "il y avait quelques jeunes fabiusiens
déçus de voir que le +non+ au référendum n'est plus entendu à gauche",
a-t-il indiqué à l'AFP.
Il y avait aussi "un paquet assez important de sympathisants UMP", et
également "des sympathisants du Front national", a-t-il ajouté.
Le MPF veut "bâtir une Europe libre des patries", fondée sur le principe
de
la coopération, "et bâtir une France libre qui libère ses forces vives -
l'école, la famille, les entreprises -", a poursuivi M. de Villiers.
A l'inverse, il a prévenu qu'il combattrait "la police de la pensée qui
monte la garde devant le sanctuaire idéologique du mondialisme et du
communautarisme".
Le MPF revendique aujourd'hui 16.200 adhérents, soit un doublement par
rapport au début de l'année 2005.
Philippe de Villiers, qui a déjà annoncé sa candidature à l'élection
présidentielle, veut également présenter des candidats dans les 577
circonscriptions pour les législatives.
Pour Villiers, l'immigration sera le thème central de 2007
[ Le Figaro 12 décembre 2005]
MPF. Philippe de Villiers s'est dit samedi «convaincu» que l'immigration
«s'imposerait» comme le thème prioritaire de la campagne présidentielle
de
2007.
Devant trois cent cinquante jeunes militants du Mouvement pour la France
(MPF), réunis à Paris, le candidat à l'Élysée a assuré que ses
propositions
en matière d'immigration «ne font que reprendre le programme du RPR lors
des
élections législatives de 1986, programme que Jacques Chirac n'a jamais
eu
le courage de mettre en oeuvre une fois arrivé au pouvoir».
Le président du conseil général de Vendée a ensuite invité ses
sympathisants
à «défier la police de la pensée, qui menace de la correctionnelle
toute
opinion non conforme au dogme».
Evoquant le bilan de l'actuel gouvernement, le président du conseil
général
de Vendée a comparé la rivalité entre Nicolas Sarkozy et Dominique de
Villepin à «une partie de bridge sur le pont du Titanic». «Puisqu'ils
n'ont
rien compris le 29 mai, malgré la victoire du non au référendum sur la
Constitution européenne, nous allons leur faire comprendre à l'élection
présidentielle de 2007», a-t-il conclu.
Le secrétaire général du Mouvement pour la France, Guillaume Peltier, a
par
ailleurs confirmé que le parti - qui revendique aujourd'hui 16 000
adhérents, soit deux fois plus que les Verts - présenterait des candidats
dans toutes les circonscriptions lors des législatives de 2007.
Par anouche
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 15 décembre 2005
Ils ont en commun une conviction : le Front national est un parti moribond qu'il est bon de piller de ses électeurs pour Nicolas Sarkozy, de ses cadres pour Philippe de Villiers. Le président de l'UMP et son homologue du MPF, tous deux candidats à la présidentielle, s'épient à distance, conscients de se partager les mêmes dépouilles. Pour l'heure, M. Sarkozy refuse de parler de son rival. Son calcul : le MPF peut être une "zone tampon" pour les électeurs de l'UMP tentés de rejoindre le FN ou un "sas de transition" pour ceux qui envisagent de parcourir le chemin inverse. Son silence est aussi une manière de ne pas attaquer un allié potentiel : "Villiers veut gouverner. A un moment donné, il voudra négocier", soutient Brice Hortefeux, bras droit de M. Sarkozy. "Pas tout de suite, cela ne sert à rien", tempère M. Sarkozy. Ces insinuations font bondir M. de Villiers. Tout à sa tâche de conquérir l'électorat frontiste, il doit d'abord donner les preuves qu'il a définitivement rompu avec ce qu'il appelle désormais "le système UMPS". "Il ne sera le ministre de personne", assure un de ses conseillers. Le président du MPF juge que "Villepin et Sarkozy sont deux variétés du chiraquisme vieillissant" et estime que "le ministre de l'intérieur ne peut se prévaloir de la rupture alors qu'il est né et a gouverné dans le système". Pourtant, les accords entre le MPF et l'UMP ont été nombreux. En janvier 2007, l'UMP s'est refusée — officiellement parce que les sondages ne lui étaient pas favorables — à présenter un candidat dans la 4e circonscription de Vendée, iassurant un triomphe à la villiériste Véronique Besse dès le premier tour. Ancien président de la région Pays de la Loire, François Fillon se souvient d'avor codirigé l'exécutif régional avec des élus MPF, "des gens très modérés qui ont toujours accepté les présidences de commission et qui ont fait partie du groupe majoritaire à la région". La preuve, selon M. Fillon, nouveau conseiller de M. Sarkozy, "du positionnement purement tactique de M. de Villiers". M. de Villiers assure que tout cela est du passé et que les prises de position du président de l'UMP sur le traité constitutionnel, le financement des mosquées ou la discrimination positive l'ont "rendu indigeste pour beaucoup de Français". Mais il arrive à l'ancien secrétaire d'Etat de Jacques Chirac de 1986 à 1987 d'oublier de taire ses anciennes alliances : "Mon programme est celui du RPR en 1986. On y retrouve tout, le droit du sol, la réforme de la politique familiale et le renvoi des sans-papiers." Une étourderie ou un regret ? Philippe Ridet Article paru dans l'édition du 15.12.05
Par anouche
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 13 janvier 2006
DROITE Le président du MPF entame sa campagne présidentielle sous la bannière du «patriotisme populaire». Sophie Huet [12 janvier 2006] PHILIPPE DE Villiers repart en guerre contre l'«UM-PS», le parti présidé par Nicolas Sarkozy et celui dirigé par François Hollande, dénonçant «un système de fausse alternance, qui s'effondre sur lui-même, avec les mêmes politiques qui se succèdent». En présentant hier ses voeux à la presse, le président du Mouvement pour la France (MPF), qui revendique 16 500 adhérents, a expliqué que sa candidature à la présidentielle de 2007 «n'est pas une candidature de la majorité» mais «une candidature extérieure et libre». Philippe de Villiers propose «la relève des idées et des hommes, en défendant l'idée d'un «patriotisme populaire» face au «dépôt de bilan du consortium UM-PS» qui «n'a cessé de tromper les Français». Le député européen cible notamment ses attaques sur Nicolas Sarkozy, qui préconise, selon lui, «une politique d'immigration choisie» avec une «traite des cerveaux» préjudiciable aux «pays pauvres», alors qu'il réclame une «politique d'immigration tarie» : pour Villiers, il est urgent de «rétablir les contrôles aux frontières», de «mettre fin au regroupement familial» autorisé depuis 1976, de «modifier le droit du sol» pour introduire la notion de «mérite», et de «donner un seul droit aux sans-papiers, le billet de retour», car «il n'est pas normal que les déboutés du droit d'asile restent sur notre territoire». Le Pen «est un professionnel de la protestation» Tout en réaffirmant que le MPF est prêt à «accueillir tous ceux qui veulent nous rejoindre» – «du Front national aux chevènementistes», comme l'a précisé son bras droit, Guillaume Peltier – le président du MPF a estimé que «le vote Villiers est un vote d'espoir, alors que le vote Le Pen est un vote de désespoir». Et Villiers d'ajouter : «Moi, je suis un professionnel de la politique, lui est un professionnel de la protestation. Il a prouvé qu'il ne voulait pas le pouvoir, mais il veut faire un dernier exercice» en se présentant en 2007, a encore ironisé Villiers. Le MPF a déjà commencé à nommer de nouveaux présidents de fédération issus du FN, tels Jacques Bompard, maire d'Orange, qui préside désormais la fédération MPF du Vaucluse, ou Gérard Freulet, celle du Bas-Rhin. Aujourd'hui, Louis Sénoville, ancien conseiller régional du FN en Haute-Normandie, sera à son tour nommé président de la fédération MPF de la Manche. Le MPF a aussi enregistré des ralliements de membres de l'UMP ou de chevènementistes engagés pour le non au référendum sur la Constitution européenne, selon Guillaume Peltier. Lors du prochain conseil national du Mouvement pour la France, qui aura lieu le 4 février à Paris, «beaucoup de nouvelles têtes nous auront rejoints», affirme Philippe de Villiers, qui entrera véritablement en campagne présidentielle à l'automne 2006. Le MPF souhaite aussi avoir des candidats dans les 577 circonscriptions législatives.
Par anouche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 13 janvier 2006
Lors de ses voeux, le chef du MPF «envisage» d'être au second tour de la présidentielle. par Guillemette ECHALIER QUOTIDIEN LIBERATION : jeudi 12 janvier 2006 L'année 2006 à peine entamée, Philippe de Villiers émet déjà des voeux pour 2007. Fort de la victoire du non au référendum et surfant sur ce qu'il appelle la «guerre des banlieues», le président du Mouvement pour la France (MPF) «envisage» carrément et sérieusement «d'être au second tour» de la présidentielle. «Le vote MPF est un vote d'espoir quand le vote FN est un vote de désespoir. Le Pen a prouvé plusieurs fois qu'il ne voulait pas le pouvoir et qu'il n'effectuait qu'un dernier tour de piste», a-t-il lancé, hier, lors de ses voeux à la presse. Concurrent de Le Pen, Villiers a quasiment délivré un calque des déclarations du leader frontiste lors de ses voeux, la semaine passée. «Il faut libérer la France de la pieuvre de Bruxelles et mettre en place une politique d'immigration zéro et de francisation, a martelé le président du MPF. Pour cela, il faut rétablir les contrôles aux frontières, arrêter le regroupement familial, modifier le droit du sol en y ajoutant les critères de volonté et de mérite pour obtenir la citoyenneté française, et, enfin, donner un seul droit aux sans-papiers : le billet de retour !» Comme Le Pen, Villiers a dénoncé le «consortium UMPS» et s'est présenté comme le chantre du «patriotisme populaire», le slogan de sa future campagne présidentielle. Le chef du MPF, qui s'est targué d'avoir enregistré 8 000 adhésions en 2005 ce qui porterait à 16 500 le nombre total d'adhérents , a fait son mercato chez d'anciens élus frontistes ou mégrétistes. Après Jacques Bompard, nommé à la tête de la fédération MPF du Vaucluse, Gérard Freulet, conseiller municipal de Mulhouse, a été propulsé à la tête de la fédération du Haut-Rhin, et Louis Sénoville, ancien conseiller régional de Basse-Normandie, à la tête de la fédération de la Manche. Le MPF affirme même avoir reçu l'adhésion d'Alain Brochot-Denys, ex-candidat chevènementiste aux législatives 2002 dans les Yvelines. De nouvelles têtes qui seront présentées le 4 février lors d'un conseil national.
Par anouche
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 24 janvier 2006
lundi 23 janvier 2006 Communiqué de presse du Mouvement Pour la France Crime de lèse souveraineté L'absence d'accord des pays européens sur la TVA à taux réduit souligne le crime de « lèse souveraineté » qui a été perpétré par nos dirigeants lorsqu'ils ont transféré les pouvoirs du peuple français à Bruxelles. Les majorités successives UMP-PS, qui depuis 20 ans ont bradé nos libertés à Bruxelles, sont gravement responsables de cette situation. Philippe de Villiers demande au Président de la République d'annoncer que la France décide unilatéralement de baisser le taux de TVA pour la restauration à 5,5 % conformément aux intérêts de notre pays et à la volonté du peuple français exprimée lors du référendum du 29 mai. Philippe de Villiers appelle tous les restaurateurs à le rejoindre dans son combat pour une France libre, dans une Europe des Nations.
Par anouche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 25 janvier 2006
Communiqué

La visite en grande pompe, dans l¹enceinte de l¹Assemblée Nationale de
Monsieur Barroso, accueilli comme un Chef d¹Etat, est une provocation
hautement symbolique. Elle montre l¹abaissement dans lequel est tombé le
Parlement, et elle démontre que la France a désormais un statut colonial
:
le Gouverneur vient visiter sa province.

Le jour- même où la France subit une brimade de Bruxelles, qui nous
empêche
de baisser la TVA pour les restaurateurs, le Président de la Commission
vient à Paris narguer le peuple Français et nous faire la leçon sur
l¹Europe.

Et il choisit de parler devant une Assemblée de députés béni- oui- oui
,
colonisés dans leur tête, et qui, en l¹applaudissant chaleureusement, se
souviennent aussi que pour 95% d¹entre eux, ils ont voté Oui au
référendum.

Philippe de Villiers demande au Président de l¹Assemblée Nationale
d¹annuler
la visite de Monsieur Barroso.

Le peuple Français ne peut pas accepter le même jour le double affront
d¹une
marque de mépris, et d¹une humiliation.
Par anouche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Texte libre





Les 5 piliers
1°-"La France rurale plutôt que techno des bobos-parisiens" VILLIERS 2007
2°-"La famille plutôt que le mariage bis homosexuel de l'UMPS"

3°-"La suppression des 35 H. au nom du pouvoir d'achat des salariés"
VILLIERS 2007
4°-"L'immigration stoppée plutôt que l'immigration choisie ou subie"
VILLIERS 2007
5°-"Une nouvelle Europe avec les patries plutôt qu'avec la Turquie"

medium_thumb_timbre_turc.jpg

Les 100 propositions

VILLIERS 2007








"l'instauration d'un revenu parental d'éducation de 1000 euros"
"la suppression des droits de succession et de l'isf"
"la réduction des prélèvements obligatoires à 33% du PIB"
"la baisse de 50% des charges sur les PME"
"l'utilisation du referendum pour les grandes reformes"
"le referendum promis par J. CHIRAC
sur l'euro "
"l'instauration de tarifs douaniers aux frontières de l'Europe protégeant nos emplois"
"le redéploiement des services publics ruraux dans nos campagnes"
"une nouvelle europe avec les patries plutôt que l'ancienne avec la Turquie"
"l'instauration d'un prêt à taux zéro pour l'achat d'un logement social"
"la suppression du CFCM au nom de la laïcité républicaine"
"la suppression de la carte scolaire"
"faire de la France, le premier pays producteur de pétrôle vert"
"le port de la blouse ou d'un uniforme dans les écoles"
"la suppression des 35 h. au nom du pouvoir d'achat des salariés"
"1 heure d'éducation patriotique par semaine pour les enfants de la France"
"le drapeau tricolore flottera chaque matin dans les cours d'école"
"le droit français supérieur au droit européen"
"la baisse de la TVA pour les restaurateurs"
"l'installation d'un bouclier anti-missile pour faire de la France une puissance d'équilibre, indépendante des américains"
"le retour des sans-papiers clandestins dans leur pays d'origine"
"une grande politique de co-développement avec l'Afrique de la francophonie"
"l'instauration d'une priorité citoyenne pour les allocations familiales, le logement et l'emploi"

"l'arrêt du regroupement familial"

"l'inscription dans la Constitution de la définition du mariage : couple formé d'un homme et d'une femme"
etc...

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus