Mardi 10 avril 2007
L'éditeur de manuels scolaires Belin est-il tombé dans le biais du "religieusement correct ?" Dans un manuel d'histoire-géographie de 5e, l'éditeur a flouté le visage du prophète Mahomet représenté dans une miniature du XIIIe siècle. L'information a été révélée par l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo dans son édition du 4 avril.


"Plusieurs enseignants d'histoire-géographie à qui nous avons présenté le livre en mai 2006 se sont inquiétés du fait qu'une telle représentation puisse susciter des réactions et compliquer leur enseignement dans des classes très hétérogènes", explique Marie-Claude Brossolet, PDG des éditions Belin. "Nous avons cru bien faire en prenant la décision de masquer le document. Il ne faut rien y voir d'autre qu'une décision destinée à faciliter le travail des professeurs", précise l'éditrice. Selon elle, le choix de supprimer le document et de le remplacer par un autre aurait entraîné une modification en chaîne de tout l'ouvrage. La solution du floutage a donc été retenue.

Edité à 30 000 exemplaires, cet ouvrage, qui est en usage depuis la rentrée 2006-2007, a provoqué la colère de plusieurs enseignants d'histoire-géographie du collège Léonard-de-Vinci, à Ecquevilly (Yvelines), surpris de recevoir à la rentrée un ouvrage différent du spécimen qu'ils avaient consulté. Ils ont alors écrit aux éditions Belin en novembre 2006, qui leur ont répondu que "ce choix, qui ne falsifie pas le document original, permettait d'en maintenir l'exploitation pédagogique, voire de provoquer un débat en classe".

Sylvie Mony, chargée du secteur contenu des enseignements au SNES, principal syndicat des enseignants du second degré, considère que la décision de l'éditeur est "curieuse".

"C'est la première fois, à ma connaissance, qu'un manuel est flouté sur une source historique, s'étonne-t-elle. C'est une démarche qui est complètement anormale pour un historien." Par ailleurs, poursuit Mme Mony, "le fait d'anticiper les réactions présumées de telle ou telle communauté est davantage susceptible de fabriquer ou de renforcer de l'intégrisme que de le combattre".

Catherine Rollot
Article paru dans l'édition du Monde du 08.04.07. Elections 2007 : Le Monde chez vous pour 16€/mois
Par villiers,villiers 2007,mpf,présidentielle 2007,200 - Publié dans : islamisation mrap cfcm uoif islamisme ump
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Vendredi 27 octobre 2006

Philippe de Villiers, candidat à l'élection présidentielle, répond aux questions de Marianne2007.info sur la stratégie de sa campagne, la réalité d'une menace islamiste ou encore sur la politique du MPF face à l'UMP.



Marianne2007.info: Vous faites un tour de France. Quel message portez-vous ?
Philippe De Villiers : Les Français perçoivent ce que les médias relatent tous les jours. C'est à dire un glissement progressif avec ce que certains ont appelé l'« islamisation des esprits ». Le préfet de Seine-Saint-Denis, explique qu'il a perdu le contrôle des quartiers à cause des barbus. On a vu des médecins se faire frapper dans les hôpitaux par des islamistes. A la une de nombreux journaux de la presse régionale, la semaine dernière, on a vu des articles sur la conversion de Français au Djihad. J'ai été le premier homme politique à ouvrir ce débat. Je serais rejoint par tout le monde. Le débat de la présidentielle, ce sera celui du choix entre l'islamisme et la République. Et je serais l'ultime défenseur de la République face à l'islamisme.

Vous combattez l'Islam, vous êtes dans la perspective d'une guerre de religions ?
On ne se comprend pas là. Cela n'a rien avoir avec la question religieuse. Ce n'est pas l'islam religieux que je combats, c'est l'islam politique. Ce n'est pas à la France de s'adapter à l'islam, c'est à l'islam de s'adapter à la République. Je suis sourcilleux sur la laïcité. Un rapport rédigé par dix inspecteurs généraux de l'éducation nationale vient de révéler que des auteurs et des périodes de l'histoire de France sont censurées pour maintenir un semblant de paix dans les classes. Les musulmans sont libres de pratiquer leur foi en toute liberté. Ils doivent respecter nos lois, nos traditions et la République. Certains le font et d'autres ne le font pas. En France, il y a 46% de musulmans qui placent leur religion au-dessus de leur nationalité !

Et plus encore dans les autres pays…
81% en Grande Bretagne et 60% en Allemagne. Mais ce n'est pas parce que c'est pire ailleurs qu'il faut être satisfait. Ce que je n'accepte pas, c'est que les collabos de l'islamisme souhaitent mettre la religion au-dessus de la République.

Vous pensez à qui ?
A tous ceux qui ne veulent pas ouvrir le débat et qui sont prêts à bazarder tout notre patrimoine juridique et éthique au nom d'une islamopholie galopante. Et qui prônent une société multiculturelle, qui est en réalité synonyme d'une société multi conflictuelle. Quand on voit que le nombre de cantines où l'on sert de la viande halal a été multiplié par quatre, on peut s'inquiéter. Nous sommes bien confrontés à un système d'intimidation collective.

Avez-vous passé un accord avec Nicolas Sarkozy pour que l'UMP ne présente pas de candidats contre vous aux législatives en Vendée ?
Il n'y a aucun accord avec Sarkozy, c'est une affabulation. L'UMP a parlé de plusieurs circonscriptions réservées. Mais je n'ai pas vu qu'ils ne mettraient pas de candidats, il ne faut pas confondre carence et accord. Pour ma part je mettrai 577 candidats dans 577 circonscriptions. De toute façon, à chaque fois que l'UMP ou le RPR ont présenté des candidats en Vendée, ils se sont pris une gamelle. Alors qu'ils présentent ou pas des candidats, cela m'est totalement indifférent.
Et puis, j'ai avec Nicolas Sarkozy de grandes différences. La première c'est l'Europe : il veut faire passer par la fenêtre la constitution européenne alors que le peuple l'a refusé. La seconde divergence concerne l'idée du droit opposable en justice. Ceux qui n'ont pas de logement pourront réclamer des dommages et intérêt à l'Etat. Ce qui nous ferait basculer dans une société collectiviste. Enfin, Nicolas Sarkozy est favorable au droit de vote des étrangers, il est pour un mariage homosexuel qui serait un contrat civil, pour la discrimination positive et le financement des mosquées.

Vendredi 27 Octobre 2006
Propos recueillis par Octave Bonnaud
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Samedi 21 octobre 2006
SOPHIE HUET ET GUILLAUME PERRAULT.
 Publié le 21 octobre 2006
Actualisé le 21 octobre 2006 : 21h27
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Philippe de Villiers, à côté de son avocat Alexandre Varaut, a répété hier à Bobigny qu'il <I>« ne retire pas une ­virgule à ses propos ». </I><BR/>
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Philippe de Villiers, à côté de son avocat Alexandre Varaut, a répété hier à Bobigny qu'il « ne retire pas une ­virgule à ses propos ».
(M. Archambault / Le Figaro).

L'élu vendéen crie victoire après le retrait de la plainte déposée contre lui par l'association pour « incitation à la haine raciale et religieuse ».

 
« QUAND la république s'affirme, l'islamisme recule. » Philippe de Villiers veut donner valeur de symbole au retrait de la plainte pour « incitation à la haine raciale et religieuse » que le Mrap, le Conseil islamique Rhône-Alpes-Mosquée-de-Lyon et la Ligue islamique mondiale avaient déposée contre lui après ses déclarations le 16 juillet 2005 sur TF1, à propos des attentats de Londres : « L'islam est le terreau de l'islamisme et ­­l'islamisme est le terreau du terrorisme. »
 

Alors que le procès devait ­s'ou­vrir hier après-midi au tribunal de grande instance de Bobigny ­(Seine-Saint-Denis), le Mrap, le Conseil ­islamique Rhône-Alpes-Mosquée-de-Lyon et la Ligue isla­mique mondiale, se sont désistés in extremis, mettant un terme aux poursuites. L'avocat du Mrap, Me Gérard Taïeb, assure que cette décision a été prise « à regret » après avoir découvert une erreur de procédure qui ne laissait aucun doute sur la relaxe du président du Mouvement pour la France.

 

Phlippe de Villiers, pour sa part, affirme qu'en réalité, le Mrap, le Conseil islamique Rhône-Alpes-Mosquée-de-Lyon et la Ligue islamique mondiale « espéraient m'intimider en portant plainte. Puis, constatant leur échec, ils ont eu peur de la confrontation ». Avec quelque ironie, le président du conseil général de Vendée « invite tous les hommes politiques à méditer cette leçon ». Le député européen, qui a une protection policière en raison des menaces qu'il a reçues, « ne retire pas une ­virgule à ses propos ». Et se présente comme « l'ultime défenseur de la Répu­blique face à l'islamisme et aux communautarismes » et « le rempart de la liberté d'expression ».

 

Réagir à tous les événements

 

Malgré des sondages encore peu encourageants (entre 3 et 4 % des intentions de vote), le président du MPF se dit convaincu de recueillir des voix de Jean-Marie Le Pen et d'attirer à lui les déçus du sarkozysme. Philippe de Villiers a emménagé dans un vaste siège de campagne du quartier Montparnasse à Paris. Avec deux sites sur ­Internet (pourlafrance.fr et un blog officiel, P2V.fr), son équipe entend réagir à tous les événements. Reste l'obstacle des 500 signatures de maires requises pour se présenter. « Nous en avons assez pour être ­sereins, pas assez pour être tout à fait tranquilles », ajoute le président du MPF.

 

Loin des micros et des caméras de la presse nationale, l'élu vendéen a entamé un tour de France des départements pour « écouter les Français dans leurs soucis quotidiens et leurs souffrances » : arboriculteurs, chasseurs, buralistes, salariés délocalisés, infirmiers, ­artisans, maires ruraux...

 

À chaque déplacement, le député européen souligne ses « trois désaccords fondamentaux » avec Nicolas Sarkozy : « sur l'Europe (il a prôné le non au projet de traité européen alors que le président de l'UMP a fait campagne pour le oui), sur l'immigration (Villiers réclame l'immigration « zéro », Sarkozy l'immigration « choisie ») et sur le mariage homosexuel » dont il est un farouche ­adversaire alors que le président de l'UMP s'est prononcé pour un « contrat d'union civique » conclu à la mairie.

 

Depuis la rentrée, on relève ­cependant une inflexion dans le discours de Philippe de Villiers à l'égard du ministre de l'Intérieur. Habitué jusqu'alors à attaquer de front l'hôte de la Place Beauvau, l'élu vendéen privilégie désormais « le débat projet contre projet ». De son côté, l'UMP n'a pas désigné à ce jour de candidat dans les deux circonscriptions de Vendée détenues par des députés MPF. Faut-il y voir l'indice d'un accord - ou au moins d'un modus vivendi entre les deux candidats à l'Élysée ?

 

Le secrétaire général du MPF, Guillaume Peltier, le dément avec énergie et lance : « Sarkozy n'a pas de candidat crédible à présenter ­contre nous en Vendée, c'est aussi simple que ça. »

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Vendredi 20 octobre 2006
Il maintient les propos qui lui valent d'être poursuivi pour provocation à la discrimination raciale et religieuse.
Par Libération.fr avec agences
LIBERATION.FR : Vendredi 20 octobre 2006 - 13:27


Philippe de Villiers persiste et signe. Poursuivi en justice pour provocation à la discrimination raciale et religieuse après des propos tenus en juillet 2005 sur TF1,  le président du Mouvement pour la France a maintenu vendredi ses propos anti-islamistes et réclamé la suppression du Conseil français du culte musulman.

«Je n'ai aucun regret, a déclaré Philippe de Villiers sur France Info. Je maintiendrai mes propos cet après-midi», devant le tribunal correctionnel de Bobigny. Le député de Vendée a également dit souhaiter la suppression du Conseil français du culte musulman (CFCM), «un Etat dans l'Etat», association créée avec le soutien de Nicolas Sarkozy.

Candidat à l'élection présidentielle, de Villiers soigne sa différence par rapport au président de l'UMP qu'il estime trop favorable à l'immigration et au mariage homosexuel, et à Jean-Marie Le Pen qu'il accuse de n'avoir «jamais voulu le pouvoir». Pour conclure aimablement : «Sarko, c'est le pouvoir sans les idées; le Pen les idées sans le pouvoir.»
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Vendredi 29 septembre 2006

Après sa charge antimusulmane dans «le Figaro», l'enseignant Robert Redeker vit caché.
Par Nidam ABDI, Gilbert LAVAL
QUOTIDIEN LIBERATION.fr : Vendredi 29 septembre 2006 - 06:00
Toulouse de notre correspondant
avec 
«Jésus est un maître d'amour, Mahomet un maître de haine», un «pillard, massacreur de juifs et polygame», tel se révèle Mahomet à travers le Coran, «livre d'inouïe violence». La charge parue dans les pages débats du Figaro du 19 septembre était signée Robert Redeker, suivi du nom de son lycée. Dès le lendemain, le répondeur téléphonique et la boîte mail de cet enseignant d'un lycée de la banlieue toulousaine débordaient d'insultes et de menaces de mort, incidemment accompagnées de précisions sur sa vie quotidienne. Il a déposé plainte auprès de la police, qui a tout de suite jugé que ces «menaces circonstanciées» nécessitaient protection.
 
  Sur le même sujet  
   
 
Robert Redeker, agrégé de philosophie, vit aujourd'hui caché, «quelque part en France», selon la formule consacrée, et sous haute protection de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Il regrette cet isolement forcé. Mais fait savoir qu'il ne regrette pas ses écrits. Il n'a fait, dit-il en substance, qu'exercer le droit républicain à la liberté d'expression. Pour expliquer que ses propos n'ont rien d'outranciers, il renvoie à l'historien de l'islam Maxime Rodinson et à Voltaire contre l'obscurantisme religieux. «Robert est souvent excessif, rapporte un de ses confrères philosophe, enseignant à Toulouse. Je dirais même qu'il en fait sa manière d'enseigner.» 
Membre du comité de rédaction de la revue les Temps modernes, Robert Redeker est auteur de nombreuses tribunes, dont certaines publiées par Libération, dans lesquelles il décrit avec férocité les renoncements et la lâcheté de ses contemporains. Il dénonce ainsi régulièrement la «pédagogie déferlante», la «sociolâtrie» qui rabaissent selon lui les professeurs au rang de vulgaires animateurs de quartiers. Il s'en prend aussi aux médias, coupables d'avoir cherché, l'an dernier, une «justification» sociale à l'embrasement des banlieues, «violence aveugle» qui se déchaîna «contre la culture, les écoles et les bibliothèques».  «Il est sûr de sa pensée, rapporte une de ses connaissances . Son irrespect de la chose religieuse ne se limite pas à l'islam. Il met la même ardeur à dénoncer ce qu'a été l'Inquisition catholique ou l'intégrisme dont font preuve quelques curés qui ne se privent pas de vouer les incroyants aux enfers.» 
Intitulée «Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?»,  sa tribune au Figaro traitait des réactions aux propos de Benoit XVI sur l'islam et la violence. Il y dénonçait «l'islamisation des esprits en France». A la manière du communisme jadis, l'islam entendrait aujourd'hui «poser sa chape de plomb sur le monde». Les musulmans se sont sentis insultés, y compris les plus modérés, tel cet imam toulousain qui n'apprécie pas d'avoir été «confondu avec les islamistes». Les représentants locaux de la Fédération des musulmans de France ajoutent que «ce n'était peut-être pas la peine de mettre de l'huile sur le feu au moment où des croix gammées sont peintes sur la mosquée de Carcassonne». L'article de Redeker avait valu à l'édition du 19 septembre du Figaro une interdiction de vente en Tunisie et en Egypte.
Robien «solidaire». L'extrême droite s'est précipitée sur l'affaire. Le FN y voit la démonstration que «l'organisation de l'islam prônée par Nicolas Sarkozy est un échec», tandis que le MPF de Philippe de Villiers salue «la lucidité» du professeur. Sur RTL, le ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, s'est déclaré «solidaire» de Redeker : «Chacun peut bien sûr exprimer ses opinions, nous sommes en démocratie.» Mais il a aussitôt nuancé, faisant valoir qu'en tant que fonctionnaire, l'enseignant aurait dû se montrer «prudent, modéré, avisé en toutes circonstances». La solidarité a ses limites.
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Mardi 19 septembre 2006

Les hommes politiques français dans l'embarras

Guillaume Perrault .
 Publié le 19 septembre 2006
Actualisé le 19 septembre 2006

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Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont restés silencieux. Lionel Jospin estime que le Pape n'a pas à «s'excuser».

 
ON NE SE bouscule pas, dans la classe politique française, pour critiquer ou défendre les déclarations du Souverain Pontife. Les deux favoris présumés dans la course à l'Elysée, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, sont restés pour l'instant silencieux. Contre toute attente, Lionel Jospin a en revanche souligné dimanche soir que le Pape n'avait pas à «s'excuser». Invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, l'ancien premier ministre a jugé «paradoxal qu'une partie de ceux qui demandent des excuses sont ceux qui, par ailleurs, menacent et trouvent légitime d'utiliser l'islam au nom de la violence». Pour Lionel Jospin, «on n'a pas de raison de s'excuser devant ces gens-là, même s'il faut éviter de froisser les musulmans».
 
Aucune autre personnalité politique n'a critiqué la véhémence des réactions aux propos de Benoit XVI. Interrogé sur Europe 1, Jacques Chirac a préconisé hier d'«éviter tout ce qui anime les tensions entre les peuples ou entre les religions». Le président de la République a récusé «tout amalgame entre l'islam, qui est une religion respectée et respectable naturellement, et l'islamisme radical qui est une action tout à fait différente et qui est une action de nature politique». De même, François Bayrou a comparé dimanche soir sur France 3 la religion à «de la nitroglycérine. Et le propre de la nitroglycérine, c'est qu'elle explose quand on la secoue, donc c'est un devoir pour nous d'y faire attention». Exprimant un point de vue voisin, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a déclaré que le Pape devait «mesurer chacune de ses paroles». Laurent Fabius, candidat déclaré à l'investiture PS pour la présidentielle, a pour sa part assuré que cette polémique constitue une «leçon sup plémentaire en faveur de la laïcité».
 
Disproportion des réactions
 
Seuls le Front national et le Mouvement pour la France ont défendu sans réserve les déclarations du Souverain Pontife. Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, a affirmé hier sur RTL que le Pape, «chef des chrétiens», avait «le droit de dire ce qu'il veut». Pour la fille du leader d'extrême droite, «il y a des appels à la guerre sainte dans le monde aujourd'hui. C'est une réalité dans un certain nombre d'endroits, et les réactions d'extrême violence aux propos du Pape tendent singulièrement à lui donner raison». Evoquant la religieuse italienne qui vient d'être assassinée en Somalie, Marine Le Pen a ajouté : «C'est le moment pour les musulmans modernes de faire entendre leurs voix et de rappeler à la raison les fondamentalistes».
 
Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, s'est enfin «étonné de la disproportion des réactions à la suite des propos du Pape qui n'a fait qu'énoncer une réalité objective». Pour le président du conseil général de Vendée, «les musulmans sont dans leur immense majorité des modérés, mais il existe aujourd'hui, à l'évidence, des dérives islamistes à travers le djihad que tous les hommes de Paix ne peuvent que condamner».
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Mardi 8 août 2006
Villiers à la conquête des terres frontistes
Le leader du MPF part ce week-end à Aix-en-Provence et à Perpignan, où le FN fait ses meilleurs scores.
Par Christophe FORCARI
QUOTIDIEN LIBERATION : Samedi 8 juillet 2006 - 06:00
 
Même terrain, mêmes recettes. Philippe de Villiers se rend ce samedi à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et le lendemain à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Deux déplacements qui ne doivent rien au hasard. Le président du Mouvement pour la France (MPF), qui se veut le porte-voix du patriotisme populaire et le héraut de la lutte contre l'islamisation de la France, a décidé d'aller braver Jean-Marie Le Pen sur ses terres.
Le FN réalise en Paca ses meilleurs scores électoraux malgré un appareil militant réduit à sa plus simple expression. Lors des régionales de 2004, le parti de Le Pen y a obtenu 22,95 % des voix, en léger recul (3,5 points) par rapport aux régionales de 1998.
«Ses racines». La petite balade de Villiers sur les bords de la Méditerranée se veut donc un défi lancé aux responsables frontistes locaux. «Pour nous, c'est bien évidemment un déplacement très symbolique. Dans les Bouches-du-Rhône, on a reconstruit une fédération avec quelqu'un d'envergure, Damien Bariller», l'ancien directeur de cabinet de Bruno Mégret, jubile-t-on dans l'entourage du président du MPF. De Villiers ironise même : «Le sud de la France n'est pas une zone de non-droit. Tout le monde peut y faire de la politique.» Pour lui, «sur le département, le FN n'est plus que l'ombre de lui-même avec des élus régionaux dotés d'une envergure médiatique très faible». 
Les Bouches-du-Rhône restent le département qui avait placé le leader d'extrême droite en tête de tous les candidats à la présidentielle le 21 avril 2002 : Le Pen avait obtenu plus de 22 % de suffrages, devant Jacques Chirac avec 16 %, et 14 % pour Lionel Jospin. De quoi attiser les convoitises.
Pour tenter d'assécher le vote lepéniste, Villiers peut compter sur une ribambelle de cadres issus du FN, tels Jacques Bompard, le maire d'Orange (Vaucluse), ou d'ex-mégrétistes en rupture de ban comme Philippe Adam, responsable de la section MPF de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) qui compte entre 40 et 50 adhérents. «Nous ne nous limitons pas aux déçus du lepénisme. Nous ne voulons pas nous caricaturer en restant dans les marges politiques», explique ce dernier.
Le choix d'aller à Perpignan n'est pas plus anodin.De Villiers, lorrain par son père, est catalan par sa mère, récemment décédée. C'est donc une visite «sentimentale, un retour à une partie de ses racines», ne manque pas de faire remarquer ses proches. Mais Perpignan compte aussi une très importante communauté de rapatriés d'Afrique du Nord, jusqu'à présent plutôt enclins à voter FN, et que le MPF espère bien séduire. A l'époque de la guerre, le père de Philippe de Villiers, militaire de carrière, s'était illustré en manifestant ouvertement ses positions «Algérie française».
Attention soutenue. Le FN, qui a compté dans ses rangs nombre d'ex-partisans de l'Algérie française, à commencer par son président et d'anciens de l'OAS tel Pierre Sergent, élu député frontiste en 1986 à Perpignan, avait décidé aux législatives de 2002 de présenter dans le département le secrétaire général du parti, Louis Aliot, issu d'une famille de rapatriés.
Du côté du MPF, une de ses deux élus au conseil municipal de Perpignan, Christine Gonzalez, occupe des responsabilités au sein d'associations de défense des intérêts des pieds-noirs. «Il n'y a pas d'action particulièrement ciblée en direction de cette communauté, précise-t-on au MPF . Nous nous adressons à elle comme à d'autres.» Avec une attention soutenue tout de même. Le 30 septembre, Philippe de Villiers participera à une journée consacrée par le MPF aux rapatriés...
Par villiers 2007 - Publié dans : islamisation mrap cfcm uoif islamisme ump
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Lundi 7 août 2006

Les mosquées clandestines d'Orly et de Roissy fermées

Sophie de Ravinel .
 Publié le 05 août 2006
Actualisé le 05 août 2006 : 21h34

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Les lieux de culte musulmans officieux qui avaient été répertoriés dans les aéroports de Paris ont été interdits par le ministère de l'Intérieur.

 
LE MINISTÈRE de l'Intérieur a procédé en juillet à une vague de fermeture de l'ensemble des lieux de culte musulmans officieux qui avaient été répertoriés dans les aéroports d'Orly et de Roissy. Des sites clandestins dénoncés par Philippe de Villiers dans son livre, Les Mosquées de Roissy, publié en avril chez Albin Michel.
 
Une note en date du 24 juillet, publiée par le ministère, décrit dans les détails la collaboration entre la préfecture de police et les Aéroports de Paris, d'une part, et les entreprises des sites, d'autre part, pour arriver, fin juillet, à la fermeture des derniers lieux recensés. Le 17 juillet, cinq salles clandestines étaient encore ouvertes à Orly, dans les locaux de quatre sociétés : SAP/Servisair, Alyzia Handling, ISS Abilis et Eliance. Après la distribution d'une note du préfet du Val-de-Marne, «rappelant l'utilisation des locaux d'entreprise» et les démarches effectuées à l'égard des quatre chefs d'entreprise, ces derniers «ont accepté de faire cesser la pratique religieuse dans ces salles et ont fait enlever tous objets et signes religieux, en concertation, pour certains, avec les responsables syndicaux». Quelques-uns hésitaient en effet à agir «par crainte de possibles conflits sociaux».
 
 
Philippe de Villiers ironise sur les «démentis» de l'Intérieur
 
 
Au sein de la société Aéroports de Paris, on précise que «des vestiaires, des recoins, des salles désaffectées utilisées comme lieux de culte» ont bien retrouvé leur vocation initiale mais qu'il reste «difficile d'empêcher les musulmans qui le souhaitent de se réunir à deux ou à dix pour prier» et tout aussi difficile de les obliger à se rendre dans les salles officielles, interreligieuses, prévues pour les voyageurs et les employés sur les sites et placées sous la responsabilité d'aumôniers des différents cultes.
 
«Je constate qu'il a fallu un livre pour arriver à ces fermetures de sites, se félicite Philippe de Villiers, alors même que le ministère a dénoncé mes propos et mes informations.» Le président du Mouvement pour la France prétend que la vague de fermetures des locaux illicites en juillet est liée à une note «récente», classée «confidentiel défense» dans laquelle il serait affirmé que «la progression de l'islamisme sur la plate-forme aéroportuaire de Roissy-Charles-de-Gaulle suscite aujourd'hui de réelles inquiétudes». Les salariés «islamistes» auraient «largement infiltré les syndicats» et, de ce fait, «des responsables de centrales syndicales f
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Mercredi 31 mai 2006
  mercredi 31 mai 2006, 19h55
 

Philippe de Villiers rencontre des habitants de la rue des Rosiers, quartier juif de Paris, le 31 mai 2006

Quelques minutes auparavant, d'autres voix, moins nombreuses, avaient crié : "Villiers président", lors de la visite du président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, qui s'était également rendu rue des Rosiers d'où il était reparti avant l'arrivée du ministre de l'Intérieur.
• Stéphane de Sakutin (AFP/AFP - mercredi 31 mai 2006, 19h55)

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Mercredi 26 avril 2006
Le patron des RG débarqué

AP | 26.04.06 | 12:40


PARIS (AP) -- Les "RG" changent de patron. Sur proposition du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, le conseil des ministres a mis fin mercredi aux fonctions de Pascal Mailhos, directeur central des Renseignements généraux (RG) depuis deux ans. Le gouvernement a démenti que M. Mailhos ait été victime de l'ire de Nicolas Sarkozy.
Nommé adjoint au secrétaire général, directeur de la modernisation et de l'action territoriale au ministère de l'Intérieur, le préfet Mailhos est remplacé à ce poste hautement sensible par Joël Bouchité, actuel No2 des RG.
"C'est une nomination tout à fait classique, sur proposition du ministre de l'Intérieur qui a naturellement recueilli l'accord" du Premier ministre Dominique de Villepin et du président Jacques Chirac, a souligné le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé lors du compte-rendu du conseil des ministres.
Il a démenti que cette nomination soit le résultat d'un bras de fer entre Nicolas sarkozy et le patron des RG, se disant "très étonné du ton et de la polémique que cela semble avoir enclenchée dans la presse". "Il n'y a là rien que de très classique et de très normal", a assuré M. Copé au sujet de cette nomination.
Selon plusieurs quotidiens, M. Sarkozy reprocherait à M. Mailhos de n'avoir pas tenu assez fermement les rênes des RG, une direction chargée d'informer le gouvernement des "mauvais coups" qui se préparent. Chargés de la surveillance des manifestations et de l'opinion publique, les RG jouent aussi un rôle important dans la lutte antiterroriste: autant de responsabilités ultra-sensibles à un an d'une élection présidentielle.
Après les violences urbaines de novembre dernier, une note des RG minimisant le passé judiciaire des émeutiers avait déjà placé le ministre de l'Intérieur en porte-à-faux.
Nicolas Sarkozy reprocherait aussi au directeur des RG de n'avoir rien su de l'affaire Clearstream, cette manipulation visant à le déstabiliser, de même que d'autres personnalités politiques de premier plan, à partir d'un listing envoyé à la justice par un mystérieux "corbeau".
Pascal Mailhos paierait enfin la polémique ouverte ces derniers jours par Philippe de Villiers dans son pamphlet "Les Mosquées de Roissy" (Ed. Albin Michel) sur la présence d'organisations islamistes à l'aéroport parisien. Le président du Mouvement pour la France, candidat à l'élection présidentielle, a affirmé s'appuyer sur une note des RG. Ces derniers démentent être à l'origine de ce document.
La nomination en janvier 2004 de Pascal Mailhos, qui avait succédé à Yves Bertrand, patron des RG pendant 12 ans, avait fait l'objet d'un bras de fer entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Ce préfet alors âgé de 45 ans avait été préféré à Bernard Squarcini, candidat soutenu par M. Sarkozy. AP
Par de villiers 2007 - Publié dans : islamisation mrap cfcm uoif islamisme ump
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Les 5 piliers
1°-"La France rurale plutôt que techno des bobos-parisiens" VILLIERS 2007
2°-"La famille plutôt que le mariage bis homosexuel de l'UMPS"

3°-"La suppression des 35 H. au nom du pouvoir d'achat des salariés"
VILLIERS 2007
4°-"L'immigration stoppée plutôt que l'immigration choisie ou subie"
VILLIERS 2007
5°-"Une nouvelle Europe avec les patries plutôt qu'avec la Turquie"

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Les 100 propositions

VILLIERS 2007








"l'instauration d'un revenu parental d'éducation de 1000 euros"
"la suppression des droits de succession et de l'isf"
"la réduction des prélèvements obligatoires à 33% du PIB"
"la baisse de 50% des charges sur les PME"
"l'utilisation du referendum pour les grandes reformes"
"le referendum promis par J. CHIRAC
sur l'euro "
"l'instauration de tarifs douaniers aux frontières de l'Europe protégeant nos emplois"
"le redéploiement des services publics ruraux dans nos campagnes"
"une nouvelle europe avec les patries plutôt que l'ancienne avec la Turquie"
"l'instauration d'un prêt à taux zéro pour l'achat d'un logement social"
"la suppression du CFCM au nom de la laïcité républicaine"
"la suppression de la carte scolaire"
"faire de la France, le premier pays producteur de pétrôle vert"
"le port de la blouse ou d'un uniforme dans les écoles"
"la suppression des 35 h. au nom du pouvoir d'achat des salariés"
"1 heure d'éducation patriotique par semaine pour les enfants de la France"
"le drapeau tricolore flottera chaque matin dans les cours d'école"
"le droit français supérieur au droit européen"
"la baisse de la TVA pour les restaurateurs"
"l'installation d'un bouclier anti-missile pour faire de la France une puissance d'équilibre, indépendante des américains"
"le retour des sans-papiers clandestins dans leur pays d'origine"
"une grande politique de co-développement avec l'Afrique de la francophonie"
"l'instauration d'une priorité citoyenne pour les allocations familiales, le logement et l'emploi"

"l'arrêt du regroupement familial"

"l'inscription dans la Constitution de la définition du mariage : couple formé d'un homme et d'une femme"
etc...

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