Villiers et Bompard lancent un "collectif" contre droit de vote des étrangers
PARIS, 3 nov 2005 (AFP) - Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF), a indiqué jeudi qu'il allait lancer avec l'ex-Front national Jacques Bompard "un collectif national des élus de la République" contre le droit de vote aux immigrés pour les élections municipales.
"Nous appelons tous les élus de la République à nous rejoindre pour protester contre cette proposition" avancée par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy et récusée par le Premier ministre Dominique de Villepin, a indiqué Philippe de Villiers sur RTL.
Il s'est dit "ulcéré de voir que la seule mesure pour calmer les banlieues, c'est de donner le droit de vote aux étrangers".
Interrogé sur les violences urbaines en région parisienne, le président du MPF a estimé que "le mot-clé" de ces événements, "la cause de toutes les causes, c'est la faillite d'une politique d'immigration massive et incontrôlée". Il a dénoncé "les pompes aspirantes" qui encouragent, selon lui, la venue d'immigrés.
La France, selon lui, est dans "une situation de guérilla urbaine" mais aussi de "guerre civile ethnique".
Philippe de Villiers et Jacques Bompard, maire d'Orange, doivent se rencontrer jeudi "dans deux villes symboles" de Seine-Saint-Denis. M. de Villiers a refusé jeudi matin de préciser dans quelles villes cette visite aurait lieu, "pour des raisons de sécurité".
De Villiers et Bompard officialisent leur rapprochement
PARIS, 3 nov 2005 (AFP) - Le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, et le maire d'Orange Jacques Bompard, ex-Front national (FN), ont officialisé leur rapprochement au cours de leur première rencontre publique jeudi en Seine-Saint-Denis.
"Si Jacques Bompard a décidé de me soutenir pour l'élection présidentielle, c'est qu'il pense que nous pouvons créer demain une grande force politique, populaire, alternative à un système qui s'effondre sur lui-même", a déclaré M. de Villiers devant la presse.
M. Bompard avait fait part en octobre de son intention de soutenir la candidature de M. de Villiers à l'élection présidentielle.
Les deux hommes se sont retrouvés en milieu de journée devant la mairie d'Epinay, avant de se rendre à Villepinte dans la Seine-Saint-Denis qui connaît depuis une semaine des affrontements violents entre les jeunes et les forces de l'ordre.
Pour le maire d'Orange, "il faut apporter aux Français un espoir qu'ils ne peuvent plus avoir dans le personnel politique qui occupe le devant de la scène depuis des dizaines d'années".
A Villepinte, les deux hommes ont été accueillis par le maire-adjoint chargé de la sécurité, Dominique Bailly, un élu MPF, et ont rencontré une dizaine d'habitants du département.
De Villiers et Bompard officialisent leur rapprochement en Seine-Saint-Denis
LE BLANC-MESNIL (Seine-Saint-Denis), 3 nov 2005 (AFP) - Le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers, et le maire d'Orange Jacques Bompard, ex-Front national (FN), ont officialisé leur rapprochement lors d'une première rencontre jeudi en Seine-Saint-Denis, théâtre depuis une semaine de violences urbaines.
"Si Jacques Bompard a décidé de me soutenir pour l'élection présidentielle, c'est qu'il pense que nous pouvons créer demain une grande force politique, populaire, alternative à un système qui s'effondre sur lui-même", a déclaré M. de Villiers devant la presse.
M. Bompard avait annoncé le 13 octobre son intention de soutenir la candidature de M. de Villiers à l'élection présidentielle.
Les deux hommes se sont retrouvés en milieu de journée devant la mairie d'Epinay-sur-Seine, ville où a été battu à mort la semaine dernière un quinquagénaire à qui ses agresseurs avaient voulu voler son appareil photo.
Alors que le quartier était très calme et que ne circulaient que de rares passants, le président du MPF a lancé avec le maire d'Orange le "collectif national des élus de la République contre le droit de vote des étrangers", et appelé les élus à le rejoindre.
Evoquant "une situation de guérilla urbaine" et de "guerre civile ethnique", le député de Vendée a de nouveau pointé "l'immigration massive et incontrôlée" comme "la cause des causes du grand malaise français".
Deuxième étape, le Blanc-Mesnil, autre "ville symptomatique des émeutes qui se déroulent actuellement" en Seine-Saint-Denis selon M. de Villiers. Les deux hommes y ont rencontré une dizaine d'habitants du département: des commerçants, un médecin et plusieurs retraités vivant notamment à Villepinte et Aulnay.
MM. de Villiers et Bompard devaient initialement rencontrer des habitants du département dans un café d'Aulnay, mais ont préféré une réunion dans un hôtel du Blanc-Mesnil, la préfecture les ayant mis en garde contre un "risque" en matière de sécurité, a-t-on indiqué dans l'entourage du président du MPF.
A cette occasion M. de Villiers a dénoncé "l'islamisation de la société française". "Nos gouvernants sont en train de mettre la sécurité des territoires perdus de la République en location gérance" en la confiant aux "djellabahs" qui constituent le "service d'ordre des manifestations" actuelles, a-t-il affirmé.
Le maire d'Orange, qui avait revêtu son écharpe tricolore, a estimé qu'"il faut apporter aux Français un espoir qu'ils ne peuvent plus avoir dans le personnel politique qui occupe le devant de la scène depuis des dizaines d'années".
Le ralliement de Jacques Bompard à la candidature présidentielle de M. de Villiers est pour l'instant isolé. Aucun autre membre du FN, même parmi les proches du maire d'Orange, n'a encore indiqué son intention de faire de même.
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