Recommander

communautarismes discrimination positive

Samedi 12 août 2006

Villiers prépare son offensive

S. H. .
 Publié le 12 août 2006
Actualisé le 12 août 2006 : 21h10
logo FIGARO Fermer le fenêtre Philippe de Villiers effectuera cet automne un tour de France.
Philippe de Villiers effectuera cet automne un tour de France.
(M. Archambault / Le Figaro)

Les sondages sont décevants, mais le président du MPF estime que le vent peut tourner à l'approche du scrutin.

 
LE SIÈGE du Mouvement pour la France (MPF) ne ferme pas cet été, pour cause de campagne présidentielle. Philippe de Villiers, qui a annoncé sa candidature en février, se consacre à l'écriture d'un livre sur son projet, qui paraîtra à la fin de l'année. Afin de tester ses idées auprès du grand public, le président du MPF a prévu d'effectuer douze déplacements sur les lieux de vacances des Français «tout seul, de manière inopinée et hasardeuse», dit-il, notamment à Toulon, Biarritz, Belfort et Calais. «Je veux être bien sûr que les mots que j'utilise sont bien compris», explique Villiers.
 
En dépit de scores décevants dans les sondages (de 3% à 5% des intentions de vote), l'élu vendéen ne se laisse pas décourager. «Seulement 16% des Français savent que je suis candidat. Mais, sur le terrain, on rassemble beaucoup de monde et on fait des adhésions», assure l'intéressé. Philippe de Villiers sait aussi qu'il est «victime» de la médiatisation du duel annoncé entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. «Nous sommes dans une pré-campagne où les Français ne retiennent que ce qui est sur l'étalage.»
 
Son numéro deux, Guillaume Peltier, veut croire que Villiers «peut être au second tour face à Ségolène Royal, car il représente la vraie droite» (lire ci-dessous). Le secrétaire général du MPF démarche actuellement les maires pour recueillir les 500 signatures requises pour tout candidat à l'élection présidentielle.
 
«Royal est socialiste et cherche à le faire oublier»
 
Villiers fera sa rentrée politique lors de l'université d'été du MPF, qui aura lieu du 8 au 10 septembre à Guidel (Morbihan). Puis il effectuera, avec Guillaume Peltier, un tour de France entre le 15 septembre et le 15 janvier, à raison d'un département par jour, cinq jours sur sept. Les cent fédérations du mouvement souverainiste préparent chaque étape. Au menu de ces déplacements : des cafés politiques, des dîners-débats et des réunions publiques.
 
Le programme présidentiel de Villiers a un objectif central : «Remettre de l'ordre en France à tous les niveaux, grâce à une politique d'immigration zéro et à une politique pénale rigoureuse». Villiers propose de «sortir la France de trois ornières : le socialisme, qui détruit nos entreprises, nos familles, nos territoires ; le communautarisme en faveur de la préférence étrangère ; et le mondialisme» auquel Villiers oppose «le patriotisme libérateur».
 
S'il considère Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen comme des «concurrents», Villiers est d'abord et avant tout «l'adversaire» de la gauche, et reproche à Ségolène Royal «d'être socialiste et de chercher à le faire oublier».
 
Tout le problème du président du Mouvement pour la France est de se frayer une place médiatique à droite. Il a opposé une fin de non-recevoir à l'appel de Jean-Marie Le Pen pour une «coalition des patriotes» en 2007, mais il chasse sur les terres du FN sans parvenir à attirer, en tout cas pour l'instant, l'électorat populaire frontiste.
 
n Retrouvez notre série consacrée à la présidentielle 2007 sur www.lefigaro./france
Par villiers2007
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 14 octobre 2006

LEMONDE.FR avec AFP | 14.10.06 | 12h52  •  Mis à jour le 14.10.06 | 12h52

Réagissez aux articles que vous venez de lire.
Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts
Cliquez ici !
Augmentez la taille du texte
Diminuez la taille du texte
Imprimez cet article
Envoyez cet article par e-mail
Recommandez cet article
Citez cet article sur votre blog
Classez cet article
Des policiers ont été agressés par une trentaine de jeunes, dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 octobre à Epinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis, et l'un d'eux, blessé, a été hospitalisé, selon plusieurs syndicats de police.

Selon les premiers éléments de l'enquête, des policiers locaux ont été appelés vendredi peu avant 23 heures pour un vol à la roulotte du côté de la cité sensible Orgement, à Epinay-sur-Seine. Arrivés sur place en voiture, entre deux et quatre policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) ont été "entourés par une trentaine de jeunes dont certains encagoulés".

Ces derniers ont bloqué le véhicule de la BAC avec leurs voitures et ont aspergé les policiers avec du gaz lacrymogène. Les policiers ont réussi à sortir de leur véhicule de service en tirant des coups de feu en l'air. L'un d'eux a été blessé "par un jet de pierre" qui l'a atteint à la mâchoire et a été admis à l'hôpital. Ses jours ne sont pas en danger, a précisé la police.

Il s'agirait, selon Frédéric Lagache, secrétaire national d'Alliance (premier syndicat de gardiens de la paix), d'un "guet-apens". Une opinion partagée par Nicolas Comte, secrétaire général du Syndicat général de la police (SGP-FO) : les policiers "sont tombés dans un véritable traquenard, selon mes informations". "Je veux dire mon sentiment de révolte et de colère", a-t-il ajouté. "Les policiers sont inquiets car la situation se dégrade dans les banlieues". "Il y a maintenant la volonté, nouvelle, de se faire un flic, une volonté de tuer, et c'est inacceptable", a-t-il estimé.

Par photos-photo-vidéo-villiers-2007-villier-devillier
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 15 novembre 2006

Jean-Paul Brighelli, le d'Artagnan de la vieille école

LE MONDE | 15.11.06 | 15h41  •  Mis à jour le 15.11.06 | 15h41
En cas d'actualité chaude, recevez nos alertes par e-mail.
Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts
Augmentez la taille du texte
Diminuez la taille du texte
Imprimez cet article
Envoyez cet article par e-mail
Recommandez cet article
Citez cet article sur votre blog
Classez cet article
Réagissez à cet article
L'embêtant, avec Jean-Paul Brighelli, c'est qu'il fait tout pour être détesté. Son côté "grande gueule" macho, ses opinions à l'emporte-pièce, son immodestie, le cataloguent vite dans la catégorie "imbuvable". Mais quand on le rencontre, le personnage ne se confond pas avec l'image qu'il veut donner. Au-delà de la faconde du Méridional, du goût pour la provocation dans laquelle il a peut-être trouvé un filon, il y a un homme d'une grande culture, drôle et bon vivant. Ses détracteurs vous diront que, justement, c'est là le problème : le professeur de lettres serait un embobineur au service d'une mauvaise cause.

Parcours

1953
Naissance à Marseille.

1975
Agrégation de lettres modernes après l'Ecole normale supérieure.

1988-1998
Professeur au lycée des Tarterêts à Corbeil-Essonnes.

1998
Professeur aux lycées Mermoz et Joffre à Montpellier.

2005
"La Fabrique du crétin" (éd. J.-C. Gawsewitch).

2006
"Une école sous influence" (éd. J.-C. Gawsewitch, 274 p., 19,90 €).


Après La Fabrique du crétin, tiré à 130 000 exemplaires en 2005, puis A bonne école, Jean-Paul Brighelli, 53 ans, sort Une école sous influence ou Tartuffe-roi, dans lequel il s'attaque au fondamentalisme islamique qui aurait envahi les préaux (tous publiés chez J.-C. Gawsewitch éditeur). L'école ne formerait plus seulement des "crétins" mais aussi des nouveaux "barbares", qui associeraient "haine des filles et des femmes, de la science et de la réflexion, préjugés d'hier et d'aujourd'hui". La faute à la "pédagogie molle", préférée au "dur apprentissage des savoirs". Une antienne qu'il décline depuis La Fabrique. L'enfer pédagogique de Jean-Paul Brighelli est pavé de quelques dates "apocalyptiques" : 1975, le collège unique de la réforme Haby ; 1984, les 80 % d'une classe d'âge au niveau du bac de Chevènement ; 1989, la réforme Jospin. Pendant longtemps, il s'est tu sur l'éducation. Pourtant il a toujours beaucoup écrit, "plus de 200 livres si je compte ceux écrits sous mon nom, sous divers pseudos ou comme nègre". Des manuels scolaires aux romans policiers, en passant par les guides touristiques.

Depuis qu'il donne dans le débat sur l'école, il s'attaque donc à une cible privilégiée : les pédagogues, "une secte qui a recruté des gens assez médiocres recyclés dans les sciences de l'éducation". Sa tête de Turc préférée, Philippe Meirieu, ancien directeur de l'IUFM de Lyon, incarnation à ses yeux du "pédagogisme" (néologisme désignant les excès de la pédagogie), ne veut plus parler de lui. Trop de publicité, d'attention médiatique, pas envie de lui donner un crédit qu'il ne mériterait pas. Jean-Paul Brighelli confesse être lassé lui aussi par ce jeu de rôle bien rodé qu'ils ont exercé dans une dizaine de débats.

"C'est un personnage caricatural, non dépourvu de talent, constate le directeur de l'Observatoire international de la violence à l'école, Eric Debarbieux. Ce qui me fait peur, c'est moins le personnage que les idées qu'il véhicule et qui sont reprises, voire utilisées, par des extrémistes." L'intéressé jure n'avoir aucun lien avec la droite et encore moins avec l'extrême droite. "Philippe de Villiers approuverait, me dit-on, quelques-unes de mes "idées" ; Nicolas Sarkozy serait en phase avec certaines autres. Tant pis, tant mieux. Dois-je protester ? Me couvrir la tête de cendres ? A quoi bon ?", peut-on lire sur son blog, baptisé Bonnet d'âne. "Si on laisse aujourd'hui à la seule extrême droite le privilège d'énoncer quelques vérités blessantes, plaide-t-il, on fait le lit du racisme."

Il se dit de gauche, n'est pas encarté. N'a qu'une appartenance connue, au collectif d'enseignants Sauvez les lettres, hostile au "pédagogisme". Il a voté pour l'extrême gauche au premier tour de la présidentielle de 2002, affiche aujourd'hui ses préférences pour Laurent Fabius et sa détestation de Ségolène Royal. "Tout mon passé me porte à gauche", explique-t-il en bénéficiaire, avec toute la famille, de l'ascenseur social tel qu'il fonctionnait dans les années 1960. De modeste employé, son père deviendra policier puis professeur de lettres et enfin président de la première université de Corse, à Corte. Sa mère, d'abord sténodactylo, a gravi les échelons jusqu'à un poste de cadre.

Lui a toujours voulu être prof. En 1972, il fait khâgne au lycée Thiers à Marseille. Hasard, il est dans la même classe que Gérard Aschieri. "C'était déjà un jésuite, parfait pour renégocier une dissertation de philo", dit-il de l'actuel patron de la FSU, la première fédération de l'éducation. Ils ne se sont jamais vraiment fréquentés, bien que tous deux diplômés de Normale-Sup. "J'ai le souvenir de quelqu'un qui avait déjà beaucoup de personnalité, qui attirait immédiatement l'attention, mais qui avait des avis aussi tranchés que définitifs", se souvient Gérard Aschieri. Une ancienne camarade de classe préparatoire se rappelle : "Il faisait partie d'une bande de joyeux drilles et avait déjà l'ego des machos méridionaux." De son engagement politique, elle n'a pas souvenir. Lui revendique un passé de maoïste. "Je me souviens surtout de lui comme quelqu'un qui soutenait que le plus grand écrivain français était Alexandre Dumas", sourit Gérard Aschieri. Dans l'avenir, leurs chemins risquent de se séparer encore davantage. Syndiqué au SNES-FSU, Jean-Paul Brighelli affirme qu'il songe à changer de syndicat. Au syndicat majoritaire dans le second degré, il reproche de ne pas se préoccuper des vraies questions, celles qui concernent la pédagogie. "Je n'ai pas besoin d'un syndicat qui est là pour me négocier 0,65 % d'augmentation", dit-il.

Il a l'enseignement chevillé au corps. N'a jamais songé à en partir. Aujourd'hui, il occupe un poste aux lycées Mermoz et Joffre de Montpellier. Avant, il y a eu dix ans au lycée des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, un établissement ZEP dans une cité difficile de la région parisienne. Promis juré, ce sera son dernier bouquin sur l'éducation. "J'ai dit ce que j'avais à dire sans péter les plombs, considère-t-il. Je n'ai pas envie de m'encroûter, de devenir l'anti-Meirieu." Jean-Claude Gawsewitch, son éditeur, le confirme : "Il va passer à autre chose. Il a la veine de l'écrivain."

Quand il fend son armure de tribun réactionnaire, de spécialiste des joutes oratoires, on sent bien qu'au fond il y a une chose qui fait vraiment courir Jean-Paul Brighelli : être reconnu comme auteur et non plus uniquement comme pamphlétaire. Il a en projet un roman policier, un livre historique, qu'il écrira, comme les autres, entre 3 et 6 heures du matin, dans le bureau de sa maison, face aux Cévennes. Après, il partira rejoindre ses élèves à Montpellier, à 40 km de là, en transport en commun ou conduit par sa femme, lui, le macho qui n'a jamais voulu passer le permis. Taraudé par la question qu'il pose à ses interlocuteurs : "J'espère que c'est visible, quand on me lit, que j'aime écrire et que j'ai un petit talent pour ça."

Par grève,sncf,service minimum,de villiers,mpf,
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Texte libre





Les 5 piliers
1°-"La France rurale plutôt que techno des bobos-parisiens" VILLIERS 2007
2°-"La famille plutôt que le mariage bis homosexuel de l'UMPS"

3°-"La suppression des 35 H. au nom du pouvoir d'achat des salariés"
VILLIERS 2007
4°-"L'immigration stoppée plutôt que l'immigration choisie ou subie"
VILLIERS 2007
5°-"Une nouvelle Europe avec les patries plutôt qu'avec la Turquie"

medium_thumb_timbre_turc.jpg

Les 100 propositions

VILLIERS 2007








"l'instauration d'un revenu parental d'éducation de 1000 euros"
"la suppression des droits de succession et de l'isf"
"la réduction des prélèvements obligatoires à 33% du PIB"
"la baisse de 50% des charges sur les PME"
"l'utilisation du referendum pour les grandes reformes"
"le referendum promis par J. CHIRAC
sur l'euro "
"l'instauration de tarifs douaniers aux frontières de l'Europe protégeant nos emplois"
"le redéploiement des services publics ruraux dans nos campagnes"
"une nouvelle europe avec les patries plutôt que l'ancienne avec la Turquie"
"l'instauration d'un prêt à taux zéro pour l'achat d'un logement social"
"la suppression du CFCM au nom de la laïcité républicaine"
"la suppression de la carte scolaire"
"faire de la France, le premier pays producteur de pétrôle vert"
"le port de la blouse ou d'un uniforme dans les écoles"
"la suppression des 35 h. au nom du pouvoir d'achat des salariés"
"1 heure d'éducation patriotique par semaine pour les enfants de la France"
"le drapeau tricolore flottera chaque matin dans les cours d'école"
"le droit français supérieur au droit européen"
"la baisse de la TVA pour les restaurateurs"
"l'installation d'un bouclier anti-missile pour faire de la France une puissance d'équilibre, indépendante des américains"
"le retour des sans-papiers clandestins dans leur pays d'origine"
"une grande politique de co-développement avec l'Afrique de la francophonie"
"l'instauration d'une priorité citoyenne pour les allocations familiales, le logement et l'emploi"

"l'arrêt du regroupement familial"

"l'inscription dans la Constitution de la définition du mariage : couple formé d'un homme et d'une femme"
etc...

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus