Recommander

stop umps

Samedi 20 mai 2006
Par stop umps présidentielles 2007
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 20 mai 2006
Le Monde , article de Jean-Baptiste de Montvalon
Date de parution :
samedi 20 mai 2006

Le silence tactique de Philippe de Villiers

"Plus ça va, moins on comprend, et plus on se dit : "Est-ce qu'il y en a un qui est net ?"" C'est, selon Philippe de Villiers, le sentiment qui prévaudrait au sujet de l'affaire Clearstream, "très difficilement compréhensible, sauf pour les spécialistes".

"Persuadé que "cette affaire produit toute seule du "hors-système"" - ce terrain qu'il dispute au président du Front national, Jean-Marie Le Pen, dans la perspective de l'élection présidentielle - le député européen estime qu'il est inutile d'en "rajouter". Inutile, voire dangereux : observant, au travers du cas du juge Renaud Van Ruymbeke, ce "système qui pourrit jusqu'à ceux qui voudraient le sauver", le président du Mouvement pour la France (MPF) en a tiré la conclusion que "tous ceux qui abordent l'affaire Clearstream en sont éclaboussés". Pour en donner une version plus imagée, M. de Villiers livre ce "dicton" emprunté, dit-il, à sa grand-mère vendéenne : "Quand tu rentres dans le têt à gorets (la porcherie), tu ressors plein de merde."

Relativement discret sur cette affaire, le président du MPF a pris soin de se tenir à l'écart du débat sur la motion de censure déposée par les députés socialistes. Une "grande mascarade", dit-il. "L'UDF vote avec la gauche, l'UMP maintient un premier ministre qu'elle n'a pas soutenu dans les réformes : le Parlement est devenu un théâtre de boulevard", a affirmé M. de Villiers - dans un communiqué diffusé mardi après-midi, pendant que les députés étaient dans l'Hémicycle -, dénonçant une "classe politique" qui "préfère se servir plutôt que de servir les Français".

"VRAIE MOTION DE CENSURE"

"On n'est pas là pour soutenir la droite ni pour être les supplétifs de la gauche", précise-t-il, en indiquant que s'il avait pu déposer une motion de censure, elle aurait été dirigée "contre toute la classe politique". Ce souci affiché de "renvoyer dos à dos la droite et la gauche" se double d'une préoccupation tactique. Affirmant qu'une partie des électeurs UMP est "en train" de le rejoindre, M. de Villiers ne veut pas se montrer "trop maladroit et cassant" à leur égard. Les deux députés du MPF, Véronique Besse et Joël Sarlot, n'ont pas participé au vote de la motion. Selon Mme Besse, "la vraie motion de censure, ce sera en avril 2007", lors de l'élection présidentielle.


Par présidentielles 2007
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 30 mai 2006
VILLIERS ET 2007

"La perspective réelle de Villiers est 2012"

NOUVELOBS.COM | 30.05.06 | 11:48



par Jean-Yves Camus,
spécialiste de l'extrême-droite,
chercheur associé
à l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques).

Philippe de Villiers lie la victoire, il y a un an, du "non" à la Constitution européenne à une victoire en 2007, parlant de la "naissance d'un patriotisme populaire". Est-ce qu'effectivement de Villiers et l'extrême-droite ont profité de la victoire du "non" ?

- Le "non" a été majoritairement de gauche. On ne peut pas dire non plus qu'un "non" de droite n'a pas existé mais en aucun cas Philippe de Villiers ne tient l'hégémonie sur ce "non" européen de droite. Le vote contestataire à droite a été mené par l'électorat frontiste et par une partie de l'UMP. Je le répète: le "non" a été avant tout de gauche. Majoritairement, il a traversé le spectre politique. Ce vote populaire fut porté par des socialistes, Chevènement, l'extrême-gauche… Philippe de Villiers ne peut absolument pas se prévaloir d'une propriété exclusive du "non" de 2005.

Il se pose en candidat "anti-corruption", reprenant les thèmes de la peine de mort, la Turquie, les affaires, la TVA, l'école… Il évoque une "francisation" indispensable de la France. Y-a-t-il un glissement de plus en plus extrême au MPF ?

- Le changement s'est amorcé en grande pompe à partir de l'Université d'été du MPF à Grasse.


Le 11 septembre 2005, Philippe de Villiers y a dénoncé l'islamisation de la France. Cette date renvoyait évidemment aux attentats du 11 septembre 2001, et ce à escient. Il reprend depuis pas mal de thématiques classiques de l'extrême-droite. On observe une radicalisation du discours au sein du Mouvement pour la France. Par effet de contraste, le FN a choisi un recentrage de son discours. Dans l'ouvrage de Marine Le Pen, "A contre flots", ou dans les discours de Jean-Marie Le Pen, on ne ressent plus autant cette idéologie identitaire qui est désormais omniprésente chez de Villiers. Un contraste particulièrement visible lors des émeutes en banlieue en novembre dernier : le FN a pointé les dysfonctionnements de l'Etat, les problèmes d'immigration, alors que de Villiers a analysé la situation comme un phénomène religieux.

A-t-il une chance en 2007 de prendre des voix au Front national, pour l'instant silencieux ? Quelles sont les perspectives pour Villiers en 2007 ?

- La perspective réelle de Philippe de Villiers se situe en 2012. Aujourd'hui les intentions de votes pour le MPF sont en dessous du FN.
La campagne débutera vraiment à la rentrée mais le renversement de tendance est difficile à imaginer. La stratégie "villiériste" va se structurer en deux temps. En 2007, Philippe de Villiers va tout faire pour amasser des voix et devenir ainsi le "flotteur droit" d'une majorité portée par Nicolas Sarkozy. En 2012, il tentera à ce moment-là d'inverser le schéma.
Le discours du MPF ne constitue en rien une rupture. Quand il parle de peine de mort, il sait que les avis sont partagés au sein même de la droite. Il connaît les partis. N'oublions pas qu'il gère la région de la Vendée, aux côtés d'autres partis politiques avec qui il est obligé de négocier. Un désavantage par rapport à Jean-Marie Le Pen. Celui-ci a toujours gardé la posture du politique dégagé du système, de l'Etat, et il n'a effectivement jamais été lié à la majorité. Philippe de Villiers, au contraire, a conscience qu'il traîne un boulet: il fait partie de la caste dirigeante et il fut ministre. Le Pen a toujours été extérieur au système et reste le plus à même de capter le vote contestataire. Autre avantage: le FN possède une base sociologique beaucoup plus large que le MPF.

Propos recueillis par Séverine De Smet
(le mardi 30 mai 2006)

Par présidentielles 2007
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 6 juin 2006
Nicolas Sarkozy fait un geste pour les enfants sans-papiers --par Emmanuel Georges-Picot--

AP | 06.06.06 | 17:54
Source : nouvel obs.com

PARIS (AP) -- Nicolas Sarkozy fait un geste "humanitaire" en faveur des enfants d'immigrés sans-papiers menacés d'expulsion. Face à la mobilisation croissante en faveur de ces enfants, le ministre de l'Intérieur a annoncé mardi qu'il avait demandé aux préfets d'envisager "au cas par cas" leur régularisation.
"Lorsqu'un enfant étranger est né en France ou qu'il y est arrivé en très bas âge, qu'il est scolarisé en France, qu'il ne parle pas la langue de son pays d'origine, qu'il n'a aucun lien avec ce pays, il serait très cruel de l'y reconduire de force", a déclaré le ministre de l'Intérieur lors de la présentation de son projet de loi sur l'immigration au Sénat. "Les attaches de cet enfant sont en France et son départ serait vécu comme une véritable expatriation, un déracinement".
Cette "admission exceptionnelle" au séjour se fera "au regard de critères d'ordre humanitaire", a expliqué M. Sarkozy. Selon Thierry Mariani, rapporteur du projet de loi à l'Assemblée nationale, seules seront concernées les familles "dont les enfants sont présents en France depuis deux ans ou ayant un enfant né en France ou arrivé en France en très bas âge, scolarisé depuis au moins une année scolaire dans l'enseignement obligatoire, ne parlant que le français et n'ayant plus de lien avec son pays d'origine".
Dans une circulaire du 31 octobre 2005, Nicolas Sarkozy avait donné instruction aux préfets de ne pas expulser les familles de sans-papiers ayant des enfants scolarisés avant la fin de l'année scolaire.
Son geste "humanitaire" d'aujourd'hui fait suite à la mobilisation sans précédent dans les établissements scolaires à l'approche des vacances d'été en faveur des enfants menacés d'expulsion. Des parents d'élèves se sont portés volontaire pour cacher des enfants menacés d'expulsion. Selon M. Mariani, 720 familles de sans-papiers ayant des enfants scolarisés seraient sous le coup d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière.
Nicolas Sarkozy a par ailleurs annoncé qu'il avait demandé aux préfets de "proposer systématiquement à ces familles, au cours du mois de juin, une aide au retour volontaire". Le "pécule" proposé s'élèvera à 3.500 euros pour un couple et 1.000 euros par enfant.
Le ministre de l'Intérieur, désireux de ne pas créer un appel d'air pour d'autres clandestins, a assuré qu'il n'était pas question d"'encourager des filières d'immigration illégale". "Mais dans le même temps, le devoir d'humanité nous impose de prendre en compte des situations qui ne permettent pas d'envisager un retour forcé vers le pays d'origine", a ajouté M. Sarkozy.
Le geste du ministre de l'Intérieur, qui rappelle l'abolition de la double peine décidée en 2003, apparaît intéressé dans la perspective de l'élection présidentielle. Attaqué la semaine dernière par la socialiste Ségolène Royal sur son bilan en matière de sécurité, Nicolas Sarkozy riposte par une mesure que le PS aurait pu prendre. Une façon de dire que sa politique ne se résume pas à la fermeté et qu'il tient compte des situations humanitaires.
La gauche n'était pas dupe de ses intentions. "C'est une réponse politique de M. Sarkozy à Mme Royal", a observé Yves Cochet (Verts). Selon lui, "Mme Royal d'un côté se 'sarkozyse', M. Sarkozy se 'ségolénise"'.
"Cette annonce n'a rien d'humanitaire. Elle relève de l'affichage politique et d'un coup médiatique", a estimé la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).
La décision n'a pas fait l'unanimité à l'UMP. "L'important pour un candidat à l'élection présidentielle, ce n'est pas de faire original, c'est de faire vrai", a commenté le villepiniste Hervé Mariton. Jacques Myard, autre député UMP, s'est dit "un peu décontenancé" par cette annonce "très globale" qui risque de "créer un appel".
A droite de l'UMP, le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers a annoncé qu'il allait saisir le Conseil d'Etat pour obtenir l'annulation de cette "circulaire laxiste", "appel d'air pour tous les candidats à l'immigration clandestine venant de toute la planète". AP
Par présidentielles 2007
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 31 août 2006
AFP - Le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, a déclaré vouloir "remettre la France en ordre" en présentant son "projet présidentiel" mercredi à Châlons-en-Champagne première étape de son "tour de France".
"Mon projet présidentiel peut se résumer par une phrase: remettre la France en ordre. Ce que je propose, je suis le seul à le proposer aujourd'hui parmi les candidats à l'élection présidentielle", a déclaré M. de Villiers.
"Le vote Le Pen est un vote de désespoir. Le vote Villiers est un vote d'espoir", a-t-il indiqué, interrogé sur la différence entre son programme et celui du président du FN.
"Et le vote Sarkozy est un vote trompeur. Derrière son apparente fermeté, il y a un grand laxisme", a-t-il ajouté, se déclarant "certain d'être candidat, oui, et d'avoir les signatures, je l'espère, on ne peut jamais être certain de rien".
"Remettre la France en ordre, c'est ce que pense 70% des Français. Même Sarkozy et Ségolène Royal de temps en temps viennent sur ce terrain", a-t-il encore estimé.
Son projet comprend cinq points: "Stopper l'immigration et l'islamisation", "soutenir la France qui travaille", "lancer une grande politique familiale", contre le mariage homosexuel, "faire l'Europe avec les patries et non avec la Turquie" et "encourager la France rurale contre le tout-banlieue".
"Je propose non pas une immigration subie, comme le PS, ni une immigration choisie, comme l'UMP, mais une immigration zéro", a détaillé M. de Villiers.
"Je propose qu'on expulse tous les islamistes soupçonnés de terrorisme. J'ai aussi proposé au moment de la crise des banlieues la déchéance de la nationalité française pour les actes de terrorisme", a-t-il ajouté.
M. de Villiers propose aussi une "charte républicaine pour la construction des mosquées" qui prévoit des "conditions draconiennes": "interdiction de la polygamie, des mariages forcés, des financements étrangers".
"Libérer le travail, cela veut dire abroger les 35 heures et abroger la date-couperet de l'âge de la retraite", a-t-il poursuivi, soulignant que "Nicolas Sarkozy appartient à l'UMP qui n'a pas abrogé les 35 heures".
Par photos-photo-de-villiers-2007-villier-devillier
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 11 septembre 2006

LE MONDE | 11.09.06 | 14h57  •  Mis à jour le 11.09.06 | 14h57

GUIDEL (Morbihan) ENVOYÉE SPÉCIALE
Consultez les dossiers, l'analyse approfondie des grands sujets d'actualité.
Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts
Augmentez la taille du texte
Diminuez la taille du texte
Imprimez cet article
Envoyez cet article par e-mail
Recommandez cet article
Citez cet article sur votre blog
Classez cet article
Il y a eu Philippe de Villiers, le pourfendeur de "l'Europe de Bruxelles" au nom d'une "Europe des patries", puis, le croisé contre l'Islam "insoluble dans la République", voici à présent le défenseur de "la France rurale" face aux "technos parisiens".

Le président du Mouvement pour la France (MPF) achevait, dimanche 10 septembre l'université d'été de son parti, organisée depuis vendredi à Guidel dans le Morbihan. L'occasion pour le candidat à l'élection présidentielle de 2007 de livrer les grandes lignes de son programme intitulé "Remettre la France en ordre" – un slogan copié sur celui de Bruno Mégret, président du Mouvement national républicain (MNR) lors de la campagne présidentielle de 2002 – qu'il a également décliné sur le mode : "Mettre de l'ordre en France".


Celui-ci se développe autour de cinq thèmes : l'immigration zéro et l'Europe des patries qui sont dorénavant son fonds de commerce, mais aussi la France rurale qu'il oppose aux "banlieues sur lesquelles on déverse des milliards qui partent en fumée", la famille qu'il ne peut concevoir homosexuelle et la suppression des 35 heures qui, affirme-t-il "libérera le pouvoir d'achat".

Avec moins de 5 % d'intentions de vote dans les sondages, M. de Villiers se cherche un électorat. Pas question pour lui de cesser de draguer les électeurs de Jean-Marie Le Pen, le président du Front national dont la présence à l'élection dépend du résultat de la difficile quête de parrainages, mais il lorgne à présent sur des déçus de Nicolas Sarkozy. "Aujourd'hui Sarkozy est à 37-38 % dans les sondages. Il fera, au mieux, 25 % au premier tour car beaucoup de Français voudront montrer leurs désaccords sur certains points, notamment sur l'Europe et l'immigration", estime Guillaume Peltier, le secrétaire général du MPF.

Selon lui, "beaucoup d'électeurs de droite n'apprécient pas le fait que le président de l'UMP s'affiche comme il l'a fait, le 7 septembre à Bruxelles, avec José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, et qu'il fasse revenir par la fenêtre l'Europe politique". De même, ajoute M. Peltier, "beaucoup désapprouvent ses engagements pour l'immigration choisie ou l'abandon de la double peine, la possibilité d'expulser les délinquants étrangers". Reste à savoir vers qui ces électeurs se tourneront dans un premier temps. "Philippe de Villiers ou François Bayrou, le président de l'UDF ?", s'interroge-t-il : "Villiers est devenu le second choix du vote Sarko, depuis que Bayrou est devenu un supplétif de la gauche en accueillant Rocard."

FÊTER AUSTERLITZ ET LE 30 MAI 1968

Dans son discours de clôture, M. de Villiers a brossé le tableau de la France qu'il bâtirait s'il était élu président : "Chaque matin, flotter[ait] le drapeau tricolore dans les écoles." Il ferait honorer ceux qui se sont battus contre les ennemis extérieurs. "Je rétablirais le droit de fêter à nouveau Austerlitz, de rendre hommage aux résistants de l'ombre face à l'occupation allemande qui a été inhumaine", a-t-il expliqué avant d'élever "les soixante-huitards" au rang d'ennemis de l'intérieur en envisageant une fête, le 30 mai, pour célébrer "le sursaut patriotique qui a mis fin à la chienlit soixante-huitarde".

Dans cette France, les immigrés ne seraient pas les bienvenus puisque M. de Villiers rétablirait les frontières et la solidarité avec ceux-ci se manifesterait via le codéveloppement. En France, allocations familiales et logements sociaux seraient réservés aux Français.

Christiane Chombeau
Article paru dans l'édition du 12.09.06
Classez cet article
Citez cet article sur votre blog
Recommandez cet article
Imprimez cet article
Envoyez cet article par e-mail

Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF), lors de l'univesité d'été de son parti, le 10 septembre 2006, à Guidel, dans le Morbihan. | AFP/FRED TANNEAU
AFP/FRED TANNEAU
Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF), lors de l'univesité d'été de son parti, le 10 septembre 2006, à Guidel, dans le Morbihan.
Par photos-photo-de-villiers-2007-villier-devillier
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 19 septembre 2006
imprimer cet article   Mise au point  
   mardi 19 septembre 2006
Dans Le Figaro Magazine de samedi dernier, Sylvie-Pierre Brossolette évoquait une possible participation de Philippe de Villiers à un gouvernement en cas d’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Aussitôt, sur certains blogs et/ou forums, certaines personnes s’en donnaient à cœur joie : c’était la preuve de la collusion entre le MPF et l’UMP… Réagissant à cette énième rumeur propagée à dessein, Guillaume Peltier, porte parole de campagne de Philippe de Villiers, a envoyé une mise au point aux blogs concernés.
«Vous avez fait état de ce qu’écrit Sylvie-Pierre Brossolette dans Le Figaro Magazine de cette semaine, à savoir que Philippe de Villiers pourrait participer au gouvernement en cas de victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007.
Nous opposons un démenti formel à cette rumeur colportée - ce n’est pas un hasard – par ceux qui cherchent par tous les moyens à discréditer la candidature Villiers en faisant croire que le président du MPF est un « sous-marin » de l’UMP. Ce n’est pas la première fois que le FN se prête au jeu de la manipulation, ce qui démontre son inquiétude. Hier, sur une radio, son président allait jusqu’à accuser Philippe de Villiers d’avoir reçu de l’argent de l’UMP pour faire campagne.
Le MPF est indépendant : il n’a besoin ni de l’UMP ni du Front national pour exister. Philippe de Villiers est porteur d’un projet qu’il a mis en application dans son département, ce que n’ont fait ni Nicolas Sarkozy - dont la politique dément chaque jour les engagements du candidat - ni Jean-Marie Le Pen qui ne laissera derrière lui qu’un Mouvement en proie aux querelles internes, sans jamais avoir appliqué à l’échelle locale ce qu’il préconise au plan national. C’est d’ailleurs pour cette raison que Jacques Bompard, maire d’Orange a quitté le FN pour rejoindre le MPF et cela suffit à faire la différence…
Au Mouvement Pour la France, nous récusons avec force ces deux attitudes qui consistent, soit à renier ses idées, soit à incarner une candidature de témoignage. Dans les deux cas, cela ne conduit à rien, sinon à stériliser nos idées…
Sur le fond, la réponse à cette rumeur est contenue dans l’attitude que nous adopterions le soir du premier tour au cas où Philippe de Villiers n’était pas qualifié pour le second. Cette attitude est connue - récemment, un hebdomadaire s’en faisait l’écho : nous soutiendrions le ou la candidate qui reprendrait explicitement les cinq piliers du projet présidentiel de Philippe de Villiers : « la France rurale plutôt que les techno-Parisiens » ; « la famille plutôt que le mariage homosexuel ou le contrat d’union civile homosexuelle » ; « plus de travail, moins d’impôts » ; « l’immigration zéro plutôt que l’immigration subie ou que l’immigration choisie » ; « une nouvelle Europe avec les Patries plutôt que l’ancienne avec la Turquie ».
Ces cinq piliers ne sont et ne seront pas négociables. Aujourd’hui, force est de constater que pas un seul candidat en lice ne peut prétendre les respecter.
Pas même Jean-Marie Le Pen dont la fille, Marine, s’est prononcé pour l’organisation d’unions homosexuelles ! Certes, Jean-Marie Le Pen, lui, n’a rien dit. Mais, force est de constater cependant que Marine Le Pen est directrice stratégique de la campagne présidentielle de son père - lequel avait déclaré quelques jours avant la parodie de mariage organisée par Noël Mamère dans sa mairie de Bègles que « cette affaire ne [le] passionnait pas » (AFP, 2 juin 2004) - et que la fille du président du FN s’est imposée, au cours des derniers mois, comme son unique Porte-parole. Au niveau du parti, elle est Vice-présidente du FN et les récentes déclarations de Jean-Marie Le Pen semblent démontrer que ce dernier a désormais fait son choix quant à la personne qui lui succédera. Bref, il apparaît que les propos de Marine Le Pen en faveur de l’organisation d’unions homosexuelles engagent à la fois le candidat à la présidentielle de 2007 et le Front national…
Vous comprendrez aisément que Philippe de Villiers soumettant son attitude au soir du premier tour au respect de ces cinq piliers, la participation du président du MPF à un gouvernement de l’UMP n’est qu’une rumeur. Et aux propos d’une journaliste, - remarquons au passage que ceux qui colportent cette rumeur sont les mêmes qui estiment que les journalistes sont des menteurs ! - nous opposons, nous, ceux d’un proche de Nicolas Sarkozy, le ministre Christian Estrosi, qui déclarait, avant les vacances d’été, que « personne ne peut imaginer aujourd’hui que Philippe de Villiers puisse être appelé à des fonctions au sein d’un gouvernement Sarkozy » (Magazine Optimum, numéro 86, juin 2006).
Vous conviendrez facilement que les actes posés par Nicolas Sarkozy depuis (régularisation de sans-papiers, visite à Bruxelles où il s’est prononcé pour un mini-traité, voyage aux Etats-Unis où il est venu faire allégeance à George Bush, etc) accentuent encore un peu plus le fossé entre le candidat de l’UMP et le MPF.
Bien sûr, il se trouvera toujours certains adeptes du complot – c’est tellement plus facile de considérer que les dés sont pipés ! - pour estimer que les déclarations d’Estrosi ont été négociées avec le MPF afin de sauver les apparences. Que pouvons-nous opposer à de telles élucubrations ? Rien, sinon poursuivre notre campagne pour le bon sens sans nous préoccuper de ces idiots utiles qui, en outre, ont oublié que le FN a passé des accords avec le RPR en 1983 ou qui, en 1998, a soumis son vote en faveur de certains présidents de région au respect d’un certain nombre de propositions issues de son programme…»
Par photos-photo-vidéo-villiers-2007-villier-devillier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 21 décembre 2006

Photo : Benoît Gysembergh
Par grève,sncf,service minimum,de villiers,mpf,
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 28 décembre 2006
Par grève,sncf,service minimum,de villiers,mpf,
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Texte libre





Les 5 piliers
1°-"La France rurale plutôt que techno des bobos-parisiens" VILLIERS 2007
2°-"La famille plutôt que le mariage bis homosexuel de l'UMPS"

3°-"La suppression des 35 H. au nom du pouvoir d'achat des salariés"
VILLIERS 2007
4°-"L'immigration stoppée plutôt que l'immigration choisie ou subie"
VILLIERS 2007
5°-"Une nouvelle Europe avec les patries plutôt qu'avec la Turquie"

medium_thumb_timbre_turc.jpg

Les 100 propositions

VILLIERS 2007








"l'instauration d'un revenu parental d'éducation de 1000 euros"
"la suppression des droits de succession et de l'isf"
"la réduction des prélèvements obligatoires à 33% du PIB"
"la baisse de 50% des charges sur les PME"
"l'utilisation du referendum pour les grandes reformes"
"le referendum promis par J. CHIRAC
sur l'euro "
"l'instauration de tarifs douaniers aux frontières de l'Europe protégeant nos emplois"
"le redéploiement des services publics ruraux dans nos campagnes"
"une nouvelle europe avec les patries plutôt que l'ancienne avec la Turquie"
"l'instauration d'un prêt à taux zéro pour l'achat d'un logement social"
"la suppression du CFCM au nom de la laïcité républicaine"
"la suppression de la carte scolaire"
"faire de la France, le premier pays producteur de pétrôle vert"
"le port de la blouse ou d'un uniforme dans les écoles"
"la suppression des 35 h. au nom du pouvoir d'achat des salariés"
"1 heure d'éducation patriotique par semaine pour les enfants de la France"
"le drapeau tricolore flottera chaque matin dans les cours d'école"
"le droit français supérieur au droit européen"
"la baisse de la TVA pour les restaurateurs"
"l'installation d'un bouclier anti-missile pour faire de la France une puissance d'équilibre, indépendante des américains"
"le retour des sans-papiers clandestins dans leur pays d'origine"
"une grande politique de co-développement avec l'Afrique de la francophonie"
"l'instauration d'une priorité citoyenne pour les allocations familiales, le logement et l'emploi"

"l'arrêt du regroupement familial"

"l'inscription dans la Constitution de la définition du mariage : couple formé d'un homme et d'une femme"
etc...

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus